Je suis de retour à Paris alors j'ai l'impression que ça y est la boucle est bouclée.
L'épilogue ce sera juste une impression qui m'a frappée le plus violemment quand je suis rentrée : ici, rien n'avait changé.
Je suis rentrée chez moi à Strasbourg et tout était exactement pareil que quand je l'avais quitté en août dernier. J'ai eu le temps de bouger, de voyager, d'apprendre et de découvrir, de vivre quoi, j'avais l'impression d'avoir tellement changé mais ici, rien n'avait changé.
Maintenant la vie continue, on arrête de sur-penser et on oublie pas de vivre.
Minus en Amérique c'est fini. Merci de m'avoir lue! J'espère que vous continuerez à suivre au moins mes travaux sur l'internet, au plus juste moi sur un blog futur et différent, on sait jamais...
Love!
lundi 4 juin 2012
dimanche 20 mai 2012
Faites le
Pas encore fini, nan nan pas encore, il me reste quelques heures sur le territoire américain, avant de prendre l'avion pour la France, donc ceci n'est pas encore le dernier article.
Depuis que j'ai quitté Chapel Hill, le 4 mai, j'ai fait un sacré voyage duquel je garderai un souvenir tellement cool. C'était vraiment la manière idéale de mettre un point d'orgue à mon année géniale aux Etats-Unis.
J'ai commencé par un mini passage à Washington, pour un jour, avant de prendre l'avion pour Los Angeles où j'ai retrouvé mes copines, Santa Barbara, où j'ai passé 4 jours oufs, puis la Pacific Highway, Big Sur, Carmel, Monterey, Yosemite et enfin San Francisco. J'ai pas méga envie de raconter ce que j'ai pensé de chaque ville, je dirai juste que ce voyage m'a incroyablement plu, que j'ai beaucoup fait la fête, pensé, et appris et que revoir toutes ces têtes connues, c'était parfait.
Là je suis à l'aéroport de Boston, mon vol est dans genre 8h, ça va je le vis bien. Demain je serai à Strasbourg, chez moi, dans ma chambre rouge d'ado, avec ma famille, mes frangins d'amour, mes potes. L'inconnu c'est fini, je retrouve le connu, les rues que je connais par coeur, l'itinéraire Esplanade - Centre ville à vélo, la rue de Copenhague, l'avenue de la Marseillaise, la place du Corbeau, tout ça. Les voitures qui respectent les cyclistes, le pain, la mauvaise humeur des alsaciens, le tram lent, les ballades sur les bord de l'Ill la nuit, les quais, le journal en français, tout ça.
Je suis contente.
Si vous êtes encore en 3A et que vous vous tâtez à voyager à la fin : faites le. Même un mini truc, pas grand chose. Ou alors voyez grand et faites le voyage de votre année. La transition est plus facile, j'ai l'impression, quand on a dormi sur des canapés, dans des aéroports depuis 3 semaines.
Si vous êtes rentrés, repartez. Ceci n'est pas l'article de fin mais quand même, presque. Le conseil de mon année, que m'a donné mon ami australien, a été : do not settle for comfort, you life should always be that intense, always.
Faites le.
Love.
Depuis que j'ai quitté Chapel Hill, le 4 mai, j'ai fait un sacré voyage duquel je garderai un souvenir tellement cool. C'était vraiment la manière idéale de mettre un point d'orgue à mon année géniale aux Etats-Unis.
J'ai commencé par un mini passage à Washington, pour un jour, avant de prendre l'avion pour Los Angeles où j'ai retrouvé mes copines, Santa Barbara, où j'ai passé 4 jours oufs, puis la Pacific Highway, Big Sur, Carmel, Monterey, Yosemite et enfin San Francisco. J'ai pas méga envie de raconter ce que j'ai pensé de chaque ville, je dirai juste que ce voyage m'a incroyablement plu, que j'ai beaucoup fait la fête, pensé, et appris et que revoir toutes ces têtes connues, c'était parfait.
Là je suis à l'aéroport de Boston, mon vol est dans genre 8h, ça va je le vis bien. Demain je serai à Strasbourg, chez moi, dans ma chambre rouge d'ado, avec ma famille, mes frangins d'amour, mes potes. L'inconnu c'est fini, je retrouve le connu, les rues que je connais par coeur, l'itinéraire Esplanade - Centre ville à vélo, la rue de Copenhague, l'avenue de la Marseillaise, la place du Corbeau, tout ça. Les voitures qui respectent les cyclistes, le pain, la mauvaise humeur des alsaciens, le tram lent, les ballades sur les bord de l'Ill la nuit, les quais, le journal en français, tout ça.
Je suis contente.
Si vous êtes encore en 3A et que vous vous tâtez à voyager à la fin : faites le. Même un mini truc, pas grand chose. Ou alors voyez grand et faites le voyage de votre année. La transition est plus facile, j'ai l'impression, quand on a dormi sur des canapés, dans des aéroports depuis 3 semaines.
Si vous êtes rentrés, repartez. Ceci n'est pas l'article de fin mais quand même, presque. Le conseil de mon année, que m'a donné mon ami australien, a été : do not settle for comfort, you life should always be that intense, always.
Faites le.
Love.
lundi 30 avril 2012
on est toujours l'étranger de quelqu'un
Ce que je vais raconter dans cet article fait parti des réflexions que j’ai eu au courant de cette 3A aux Etats-Unis, et que je suis vraiment contente de partager parce que c’est un sujet dont je parle pas hyper souvent, et dont je parlais pas super facilement.
Cet article n’est pas du tout mais vraiment pas du tout politique même si j’avoue que le contexte n’a pas aidé, souvent, donc ne voyez pas des signes là où y’en a pas.
Depuis que je suis arrivée à Chapel Hill, j’ai fait face à l’altérité au niveau national, comme tous les autres 3A. On me ramène souvent à ma nationalité française, soit en me sortant des clichés horribles (genre une meuf m’a demandé si les mecs se baladaient avec des roses et les offraient randomly aux filles dans la rue), soit en me citant des exemples de ce pourquoi la France est connue à l’étranger.
Je me dis en y réfléchissant que ça devait faire étrange pour beaucoup d’autres 3A d’être l’ “étranger” dans un pays, ce qui me faisais étrange à moi, c’était d’être étrangère tout en étant française. Je m’explique. En France, je suis assez loin d’être une victime du racisme qui j’en suis sûre existe, j’ai jamais vraiment été discriminée mais disons que ça se voit un peu (un tout petit peu) que j’ai des origines d’ailleurs. Et si la plupart du temps, on me demande si je suis ashkénaze ou séfarade, ou si mon nom est alsacien ou allemand, j’aime répondre aux gens trop curieux par un définitif “nan chuis arabe”.
Là où ça se complique c’est que j’ai vraiment grandi avec ces deux identités, ces deux nationalités (puisque je suis aussi binationale) et que personnellement ça a vraiment toujours été plus une source d’emmerdes que de bonheur. Je me souviens de ces gens au collège qui avec la naïveté encore un peu enfantine mais les préoccupations de grands, te demandent sans ménagement “t’es d’quelle origine?”, le ton agressif qui va avec, souvent. A cette question, ça me faisait vraiment toujours chier de répondre “je suis née en France mais mes parents sont algériens” parce que pour moi ça n’avait aucune importance et que je me considérais plus française que n’importe quoi d’autre.
Malgré ça, mon évolution identitaire personnelle a de plus en plus remis en question cette identification franche à la France, et c’est à ça que je dois ajouter que les évènements politiques de ces dernières années n’ont rien arrangé. Je ne sais pas si je me suis montée la tête toute seule ou si j’ai été manipulée par les médias, mais je me suis sentie chamboulée dans mon identité ces dernières années. Si bien que mon identification à telle ou telle culture est devenue une impasse et que c’était constamment dans mon esprit, il n’y avait pas un jour où je ne devais pas faire un choix ou penser une fois aux oppositions entre mes cultures. Depuis plusieurs années, j’avais l’impression que quelqu’un, quelque chose me forçait à choisir. En réalité, c’était moi même qui ne concevait pas de pouvoir être les deux parce que choisir l’une c’était renoncer à l’autre, et c’est impossible.
Je ne sais pas trop pourquoi en 2ème année d’études, donc l’année dernière, ces questions sur mon identité sont devenues une obsession et je n’arrivai à me projeter sur aucun schéma, sur aucun choix, sur aucune culture complètement.
Et après je suis partie en 3A. De toute ma vie, je ne me suis jamais sentie aussi française que depuis que je vis aux Etats-Unis. Comme beaucoup d’autres 3A je pense, mais personnellement j’ai l’impression que ça a eu une connotation différente, parce que pour la première fois depuis longtemps je me suis sentie complètement et entièrement française.
Parallèllement, je n’ai jamais autant renoué avec l’Algérie que depuis que je suis arrivée ici, je n’ai jamais autant “accepté” cette culture et cette histoire que j’avais beaucoup rejetée.
Enfin, je n’ai jamais eu autant l’impression que je n’avais plus besoin de faire un choix, que je pouvais être les deux entièrement et que ça ne posait de problème à personne, et surtout pas à moi.
Cette réflexion au cours de ces 8 mois m’a fait réalisé à quel point la caractéristique “être arabe” ou du moins “français d’origines arabes” est devenu un poids à porter en France, pour des raisons qui n’ont pas lieu d’être. Certains me contrediront surement, et je n’attends que ça, mais pour l’instant je me demande bien dans quel état d’esprit je serai en rentrant en France et j’appréhende un peu.
Cet article ne fait pas l’apologie des Etats-Unis, car ils ont eux aussi énormément de problèmes d’intégration, mais je réalise simplement que prendre de la distance est définitivement le remède à beaucoup de choses.
Je crois aussi que ce dont je parle dans cet article est la réalisation personnelle qui a été la plus importante pour moi cette année.
Plus que 5 jours ici, Minus à Chapel Hill est bientôt fini mais l’aventure américaine continue encore un peu. Bisou!
Cet article n’est pas du tout mais vraiment pas du tout politique même si j’avoue que le contexte n’a pas aidé, souvent, donc ne voyez pas des signes là où y’en a pas.
Depuis que je suis arrivée à Chapel Hill, j’ai fait face à l’altérité au niveau national, comme tous les autres 3A. On me ramène souvent à ma nationalité française, soit en me sortant des clichés horribles (genre une meuf m’a demandé si les mecs se baladaient avec des roses et les offraient randomly aux filles dans la rue), soit en me citant des exemples de ce pourquoi la France est connue à l’étranger.
Je me dis en y réfléchissant que ça devait faire étrange pour beaucoup d’autres 3A d’être l’ “étranger” dans un pays, ce qui me faisais étrange à moi, c’était d’être étrangère tout en étant française. Je m’explique. En France, je suis assez loin d’être une victime du racisme qui j’en suis sûre existe, j’ai jamais vraiment été discriminée mais disons que ça se voit un peu (un tout petit peu) que j’ai des origines d’ailleurs. Et si la plupart du temps, on me demande si je suis ashkénaze ou séfarade, ou si mon nom est alsacien ou allemand, j’aime répondre aux gens trop curieux par un définitif “nan chuis arabe”.
Là où ça se complique c’est que j’ai vraiment grandi avec ces deux identités, ces deux nationalités (puisque je suis aussi binationale) et que personnellement ça a vraiment toujours été plus une source d’emmerdes que de bonheur. Je me souviens de ces gens au collège qui avec la naïveté encore un peu enfantine mais les préoccupations de grands, te demandent sans ménagement “t’es d’quelle origine?”, le ton agressif qui va avec, souvent. A cette question, ça me faisait vraiment toujours chier de répondre “je suis née en France mais mes parents sont algériens” parce que pour moi ça n’avait aucune importance et que je me considérais plus française que n’importe quoi d’autre.
Malgré ça, mon évolution identitaire personnelle a de plus en plus remis en question cette identification franche à la France, et c’est à ça que je dois ajouter que les évènements politiques de ces dernières années n’ont rien arrangé. Je ne sais pas si je me suis montée la tête toute seule ou si j’ai été manipulée par les médias, mais je me suis sentie chamboulée dans mon identité ces dernières années. Si bien que mon identification à telle ou telle culture est devenue une impasse et que c’était constamment dans mon esprit, il n’y avait pas un jour où je ne devais pas faire un choix ou penser une fois aux oppositions entre mes cultures. Depuis plusieurs années, j’avais l’impression que quelqu’un, quelque chose me forçait à choisir. En réalité, c’était moi même qui ne concevait pas de pouvoir être les deux parce que choisir l’une c’était renoncer à l’autre, et c’est impossible.
Je ne sais pas trop pourquoi en 2ème année d’études, donc l’année dernière, ces questions sur mon identité sont devenues une obsession et je n’arrivai à me projeter sur aucun schéma, sur aucun choix, sur aucune culture complètement.
Et après je suis partie en 3A. De toute ma vie, je ne me suis jamais sentie aussi française que depuis que je vis aux Etats-Unis. Comme beaucoup d’autres 3A je pense, mais personnellement j’ai l’impression que ça a eu une connotation différente, parce que pour la première fois depuis longtemps je me suis sentie complètement et entièrement française.
Parallèllement, je n’ai jamais autant renoué avec l’Algérie que depuis que je suis arrivée ici, je n’ai jamais autant “accepté” cette culture et cette histoire que j’avais beaucoup rejetée.
Enfin, je n’ai jamais eu autant l’impression que je n’avais plus besoin de faire un choix, que je pouvais être les deux entièrement et que ça ne posait de problème à personne, et surtout pas à moi.
Cette réflexion au cours de ces 8 mois m’a fait réalisé à quel point la caractéristique “être arabe” ou du moins “français d’origines arabes” est devenu un poids à porter en France, pour des raisons qui n’ont pas lieu d’être. Certains me contrediront surement, et je n’attends que ça, mais pour l’instant je me demande bien dans quel état d’esprit je serai en rentrant en France et j’appréhende un peu.
Cet article ne fait pas l’apologie des Etats-Unis, car ils ont eux aussi énormément de problèmes d’intégration, mais je réalise simplement que prendre de la distance est définitivement le remède à beaucoup de choses.
Je crois aussi que ce dont je parle dans cet article est la réalisation personnelle qui a été la plus importante pour moi cette année.
Plus que 5 jours ici, Minus à Chapel Hill est bientôt fini mais l’aventure américaine continue encore un peu. Bisou!
jeudi 26 avril 2012
mi-chemin?
Aloha les loulous,
Je suis d'excellente humeur, je suis quasiment en vacances (un mini exam d'espagnol lundi matin), et c'est fabuleux.
Plusieurs choses m'ont fait sourire ces derniers temps, j'ai vu The Roots en concert, j'ai chanté en open-mic à The Station, un bar de Carrboro, j'ai filmé ce qui va peut être être un nouveau projet personnel aujourd'hui...
Je suis dans un entre deux assez agréable, je n'ai rien d'académique à faire, je range mes affaires tout doucement tout en me rappelant les dizaines de bons souvenirs que j'ai ici, je pars bientôt en vacances...
Je n'ai pas été très régulière dans ma bilan-mania, parce qu'il y a beaucoup de changements que j'ai un peu de mal à détailler ou qui ne demandent pas à être détaillés. Comme le fait que je suis devenue une féministe convaincue, que je suis trois fois plus sociable, beaucoup moins pessimiste mais bien plus cynique, un peu plus assurée et beaucoup plus sensible politiquement.
Plein de choses qui n'ont pas besoin d'être vraiment expliquées parce que vous le marquerez de toute façon quand on se verra!
Je pars vendredi prochain, une semaine, j'essayerai de poster un dernier article avant de partir, à propos de peut être la plus grande réalisation philosophico-identitaro-personnelle de mon année.
Bisou!
Je suis d'excellente humeur, je suis quasiment en vacances (un mini exam d'espagnol lundi matin), et c'est fabuleux.
Plusieurs choses m'ont fait sourire ces derniers temps, j'ai vu The Roots en concert, j'ai chanté en open-mic à The Station, un bar de Carrboro, j'ai filmé ce qui va peut être être un nouveau projet personnel aujourd'hui...
Je suis dans un entre deux assez agréable, je n'ai rien d'académique à faire, je range mes affaires tout doucement tout en me rappelant les dizaines de bons souvenirs que j'ai ici, je pars bientôt en vacances...
Je n'ai pas été très régulière dans ma bilan-mania, parce qu'il y a beaucoup de changements que j'ai un peu de mal à détailler ou qui ne demandent pas à être détaillés. Comme le fait que je suis devenue une féministe convaincue, que je suis trois fois plus sociable, beaucoup moins pessimiste mais bien plus cynique, un peu plus assurée et beaucoup plus sensible politiquement.
Plein de choses qui n'ont pas besoin d'être vraiment expliquées parce que vous le marquerez de toute façon quand on se verra!
Je pars vendredi prochain, une semaine, j'essayerai de poster un dernier article avant de partir, à propos de peut être la plus grande réalisation philosophico-identitaro-personnelle de mon année.
Bisou!
mercredi 18 avril 2012
vivre sa vie
Il est déjà tard et j'ai perdu l'habitude de me coucher après minuit en semaine (oui je suis un bébé) mais je voulais écrire un petit post assez court ce soir.
Pas de bilan sentimental pour cet article, même si je n'ai pas fini d'en faire, mais je voulais juste profiter de l’accalmie et de la sérénité de mon esprit habituellement nerveux pour parler de la nouvelle que j'ai apprise cette semaine.
J'avais refusé de parler de mes choix de master sur ce blog, un peu par superstition, beaucoup parce que je ne savais pas quoi dire, mais cette troisième année c'est l'année où j'ai commencé à étudier le journalisme, et pendant laquelle, après un dossier de 6 pages et un entretien, j'ai été admise à l'école de journalisme de Sciences Po.
Bon je vais pas épiloguer, fidèle à moi même j'ai eu une réaction digne de la remise des prix des Oscars, etc. etc. Enfin bref, je m'en excuse pas, mon excès émotionnel a pris le dessus sur tout.
Ce post juste pour dire qu'évidemment je suis super heureuse de pouvoir continuer l'aventure du journalisme. Et aussi que cette 3A m'a appris tellement et m'a donné des perspectives bien plus précises sur ce que je voulais vraiment faire, m'a fait accepter les réalités et les difficultés du métier.
Voilà... je vais pas verser dans le pathos à nouveau mais je voulais quand même faire un petit clin d'oeil aux gens qui m'ont aidée et poussée dans mes projets, ils se reconnaîtront, et qui ont cru en moi bien plus que je ne croyais en moi-même.
Bisou!
Et y'a pas longtemps, j'ai regarde Vivre sa vie avec Anna Karina, et y'avais cette chanson ultra franchouillarde que j'adore.
Pas de bilan sentimental pour cet article, même si je n'ai pas fini d'en faire, mais je voulais juste profiter de l’accalmie et de la sérénité de mon esprit habituellement nerveux pour parler de la nouvelle que j'ai apprise cette semaine.
J'avais refusé de parler de mes choix de master sur ce blog, un peu par superstition, beaucoup parce que je ne savais pas quoi dire, mais cette troisième année c'est l'année où j'ai commencé à étudier le journalisme, et pendant laquelle, après un dossier de 6 pages et un entretien, j'ai été admise à l'école de journalisme de Sciences Po.
Bon je vais pas épiloguer, fidèle à moi même j'ai eu une réaction digne de la remise des prix des Oscars, etc. etc. Enfin bref, je m'en excuse pas, mon excès émotionnel a pris le dessus sur tout.
Ce post juste pour dire qu'évidemment je suis super heureuse de pouvoir continuer l'aventure du journalisme. Et aussi que cette 3A m'a appris tellement et m'a donné des perspectives bien plus précises sur ce que je voulais vraiment faire, m'a fait accepter les réalités et les difficultés du métier.
Voilà... je vais pas verser dans le pathos à nouveau mais je voulais quand même faire un petit clin d'oeil aux gens qui m'ont aidée et poussée dans mes projets, ils se reconnaîtront, et qui ont cru en moi bien plus que je ne croyais en moi-même.
Bisou!
Et y'a pas longtemps, j'ai regarde Vivre sa vie avec Anna Karina, et y'avais cette chanson ultra franchouillarde que j'adore.
mercredi 11 avril 2012
peu pour être heureux
Comme prévu, je n'ai pas vraiment le temps de pondre autre chose que mes pamphlets larmoyants alors je vais m'y tenir.
Celui-ci est le moins sentimental cependant, et le plus pratique de tous.
Comme vous savez, souvent (tout le temps) je sur-réfléchis chaque instant de mon existence jusqu'à le disséquer et en dresser des conclusions philosophiques sur ce que c'est que d'être humain, mais dans cet article je vais parler, évidemment de réflexion, mais qui s'est couplée d'une action.
Cet article risque d'être redondant pour ceux qui suivent mon blog régulièrement mais on s'en tape.
Vivre un an à Chapel Hill ça a vraiment, profondément j'espère, changé mes habitudes de consommation.
J'ai toujours vécu dans une grande ville, j'en ai jamais rien eu à foutre des arbres, de l'herbe, de la nature, des animaux, je triais même pas mes déchets à Paris (shame, je sais), enfin bref j'étais juste très égoïste à ce niveau là.
C'est comme pour le féminisme : ça me touche pas donc j'y pense pas. Ce qui est à peu près le raisonnement le plus débile de la terre.
Avant de venir, j'ai donc lu ce livre fascinant et unique que vous devriez TOUS lire sans exception, No Impact Man, de Colin Beavan.
Après, je suis arrivée ici et j'ai rencontré plein de gens qui ne vivaient pas comme j'avais toujours vécu. Ils étaient préoccupés par des causes qui me passaient au dessus de la tête. Je m'y suis intéressée, pourquoi achètent-ils local, quelle importance, pourquoi ont-ils arrêté de manger de la viande, pourquoi ont-ils tout quitté pour devenir fermiers?
En arrivant, j'ai moi même arrêté de manger de la viande, et ce qui a commencé par être une expérimentation juste pour voir, est vraiment devenu un engagement. Je me suis vraiment renseignée, notamment par le fabuleux Faut-il manger les animaux de Jonathan Safran Foer et ça m'a ouvert les yeux.
Je ne mange plus de viande, je consomme des produits locaux uniquement, bios au possible. Je ne consomme plus à outrance, j'essaye de ne pas être heureuse juste parce que j'ai une nouvelle "chose", juste parce que je possède un nouvel objet préfabriqué. Je puise mes ressources ailleurs. Au Etats-Unis, c'est particulièrement difficile tant la société de consommation est étendue. Aujourd'hui, manger un vrai bon repas de qualité (beaucoup plus facile en France) revient au même sentiment prodigué par l'achat d'une nouvelle paire de pompes quand j'habitais à Paris, j'exagère à peine.
Je suis beaucoup plus lucide sur les efforts qu'on a tous à faire pour aider notre environnement et pour aider les autres.
Je suis également très lucide sur le fait que ce mode de vie a un prix, un prix que je pourrai/voudrai sûrement pas payer à Paris.
Ici, c'est plus facile, c'est paumé, en gros il n'y a pas vraiment d'autres tentations. Mes folies de consommation, c'est du fromage (ultra cher) de temps en temps ou un voyage coolos.
Je ne sais pas si mon mode de vie sera influencé par tout ça quand je rentrerai en France, mais j'espère vraiment. La grosse différence étant que maintenant je sais et j'agis et qu'avant je savais mais je m'en foutais. Ce qui est sûr, c'est que je resterai végétarienne, pour des raisons multiples, et que je mettrai sûrement les pieds pour la première fois de ma vie chez Naturalia.
En gros... si je devais résumer brièvement... Je suis beaucoup plus lucide et réaliste mais paradoxalement, beaucoup plus idéaliste aussi, parce qu'il faut bien croire au changement pour accepter de changer soi-même.
Cette conclusion fait très fin de dissert atroce, je suis désolée.
Bisou!
mercredi 4 avril 2012
Le mois sentimentalo-mielleux et personnellement-public
Au départ, je n’allais pas parler de ça. Déjà, parce que je déteste parler de ce que je ressens sur internet (même si je l’ai déjà largement fait sur Minus) et aussi, parce que honnêtement, j’étais beaucoup trop sonnée pour écrire quoi que ce soit.
Si ça vous intéresse donc, je vous invite juste à lire l’article hommage à Richard Descoings écrit par un étudiant de Sciences Po pour Le Plus du Nouvel Obs.
Je retiens une phrase qui résume un peu :
“Mais à bien y réfléchir, le lien nous unissant à "Richie" avait ceci de particulier qu'il était à la fois précieux et inexplicable.”. Inexplicable, c’est exactement ça.
Hier soir, j’aurais bien retrouvé l’étroite et bondée Rue Saint Guillaume. La “communauté” a toujours été un concept que j’ai détesté au plus haut point. Mais là, je m’aperçois pour la première fois des codes et des liens qui unissent la communauté des gens de Sciences Po. C’est un peu étrange.
Aujourd’hui, nous sommes le 4 avril. Il me reste exactement 1 mois avant de quitter Chapel Hill. C’est une chose qui me fait dresser des bilans. Je n’y peux rien, les bilans j’en fait tout le temps, c’est comme les listes (moi, névrosée?), j’en ai besoin. Pour savoir où j’en suis et quelle est la prochaine étape.
Simplement, pour cette 3A, dont j’ai partagé l’expérience avec vous sur Minus, je ne veux pas garder mes bilans pour moi. J’ai l’impression que beaucoup de choses ont changées depuis que j’ai écrit “a cockroach story”. Comme je n’aurai pas trop le temps de publier en avril, je n’écrirai que des mini réflexions sur ce que m’a apporté ma 3ème année à l’étranger (et en vrai ça m’aidera surtout beaucoup à écrire mon rapport de séjour).
Alors voilà, en avril, sur Minus, je vais être sentimentalo-mielleuse et personnellement-publique, vous êtes prévenus.
Avant d’entrer dans les détails dans les articles qui suivront, je vais apporter un bref aperçu de l’aspect le plus important de ma 3A et de toute ma scolarité à Sciences Po d’ailleurs.
Ma troisième année m’a appris que je devais croire en mes rêves.
Oui oui, je vous vois venir, voilà Minus qui se la joue gaucho-hippio-utopiste encore.
Mais c’est vrai.
Sciences Po, de façon plus générale, est ce qui m’a permis de croire en mes rêves, et des rêves, vous savez que j’en ai PLEIN.
Si Sciences Po m’a permis de croire en mes rêves, c’est que Sciences Po, à un moment, ça a été un rêve lui aussi.
La 3ème année aux Etats-Unis, en journalisme, c’était un rêve aussi.
Tourner un reportage amateur à New York, c’était un rêve.
Ecrire un script, c’était un rêve.
Et tout ça, maintenant, grâce à des dizaines de gens différents, c’est ma réalité.
C’est simple, c’est con, tellement évident qu’on y croyait même plus. Il faut juste rêver un peu, y croire, et se donner. Et ça marche!!
Mais bien sûr, si personnellement je suis passée par ce chemin là, pas besoin d’être à Sciences Po où de vouloir y entrer pour avoir des rêves et les réaliser... Il faut juste... foncer!! (be awesome, fuck the fear?)
Love.
mardi 20 mars 2012
j'aime manger libanais et faire du vélo
Je m'étais promis de dormir tôt aujourd'hui, juste parce que ça fait deux nuits que je dors 5h (ceux qui me connaissent bien savent que ma moyenne pour être en forme tourne autour de 12h30 de sommeil) mais j'ai quand même envie de poster ici, car ça fait un moment.
La vie suit son cours à Chapel Hill, un cours un peu moins routinier et un peu plus stimulant ces temps-ci. Tomas est venu me rendre visite dans mon petit bled et ça m'a fait un bien fou! C'était la transition idéale entre Spring Break et le retour à la masse de taff que j'ai. Il est resté trois jours et on a pas fait vraiment énormément de choses, mais quoi de mieux que de chiller dans l'herbe au soleil avec mon meilleur popain, et ce 6h par jour pendant 3 jours? Ben ouais, rien de mieux. Avec Tom, on se sera vraiment vus ultra régulièrement pendant cette 3A, même à 15h de bus de distance... Cool cool!
Avec Tomas est revenu le beau temps en Caroline, avec le beau temps l'humidité et avec l'humidité les cafards. Je sais, ces bestioles sont des personnages récurrents sur ce blog, mais vraiment ils sont énormes.
Bon sinon, hier je suis allée à une conférence donnée par un développeur qui travail pour MediaStorm, basé à Brooklyn. J'ai ultra aimé son discours. Ses premières phrases étaient : FUCK THE FEAR, BE AWESOME. Oui, c'est très américain, oui c'est méga cliché et ça fait beau sur le papier, oui oui oui. Mais son message était ne vous laissez pas stopper par ce que vous pensez insurmontable, car ça n'est pas insurmontable. Vous n'avez pas besoin d'un meilleur objectif, d'un autre cours de photo, d'argent, de matos etc. On a juste besoin d'une bonne idée et de s'y fier. Si vous ne trouvez pas de bonne idée, mettez vous des contraintes, et tenez vous y. Ce type s'appelle Eric Maierson.
Après la conf, je suis allée à un concert toute seule. Ouais, j'étais jamais allée à un concert toute seule, là j'ai décidé d'y aller au dernier moment donc j'étais toute seule. Un pote m'a rejoint au deuxième groupe (sur 3) mais c'était vraiment cool.
Je suis allée voir le groupe français Housse de Racket. Quand j'ai vu qu'ils passaient, j'ai écouté ce qu'ils faisaient et même si j'étais extrêmement sceptique quant à leur nom, ça ne change rien à la qualité de leur musique et surtout à leur énergie en live. Vraiment un pur show comme je les aime ici, pour 10 dollars, 3 groupes, une bonne ambiance dans une toute petite salle. Ca va m manquer cette scène musicale cheap et dynamique.
Pour finir... Je vais me la raconter un peu. Mon troisième projet multimedia pour mon cours où je comprends semi-rien était, à partir d'une base wordpress, de créer un site personnel sur lequel on posterait nos travaux de journalisme depuis le début de l'année. On devait donc s'occuper d'une petite partie du design et d'une partie du codage. C'était pas ultra facile mais c'est fait! On devait aussi créer une page "about me" pour se décrire etc donc là je me suis lâchée. Je n'ai pas réussi à poster davantage de travaux et je ne suis pas satisfaite de la typographie du titre mais j'y travaille. Mon projet final pour ce cours sera de finaliser ce site en un vrai truc entièrement fait par nous, à des fins professionnels. Voilà, je suis contente de vous présenter mon projet 3/mon site.
Ah oui, encore du live, je vais voir The Black Keys à Charlotte ce week-end, yihaaa :)
La vie suit son cours à Chapel Hill, un cours un peu moins routinier et un peu plus stimulant ces temps-ci. Tomas est venu me rendre visite dans mon petit bled et ça m'a fait un bien fou! C'était la transition idéale entre Spring Break et le retour à la masse de taff que j'ai. Il est resté trois jours et on a pas fait vraiment énormément de choses, mais quoi de mieux que de chiller dans l'herbe au soleil avec mon meilleur popain, et ce 6h par jour pendant 3 jours? Ben ouais, rien de mieux. Avec Tom, on se sera vraiment vus ultra régulièrement pendant cette 3A, même à 15h de bus de distance... Cool cool!
Avec Tomas est revenu le beau temps en Caroline, avec le beau temps l'humidité et avec l'humidité les cafards. Je sais, ces bestioles sont des personnages récurrents sur ce blog, mais vraiment ils sont énormes.
Bon sinon, hier je suis allée à une conférence donnée par un développeur qui travail pour MediaStorm, basé à Brooklyn. J'ai ultra aimé son discours. Ses premières phrases étaient : FUCK THE FEAR, BE AWESOME. Oui, c'est très américain, oui c'est méga cliché et ça fait beau sur le papier, oui oui oui. Mais son message était ne vous laissez pas stopper par ce que vous pensez insurmontable, car ça n'est pas insurmontable. Vous n'avez pas besoin d'un meilleur objectif, d'un autre cours de photo, d'argent, de matos etc. On a juste besoin d'une bonne idée et de s'y fier. Si vous ne trouvez pas de bonne idée, mettez vous des contraintes, et tenez vous y. Ce type s'appelle Eric Maierson.
Après la conf, je suis allée à un concert toute seule. Ouais, j'étais jamais allée à un concert toute seule, là j'ai décidé d'y aller au dernier moment donc j'étais toute seule. Un pote m'a rejoint au deuxième groupe (sur 3) mais c'était vraiment cool.
Je suis allée voir le groupe français Housse de Racket. Quand j'ai vu qu'ils passaient, j'ai écouté ce qu'ils faisaient et même si j'étais extrêmement sceptique quant à leur nom, ça ne change rien à la qualité de leur musique et surtout à leur énergie en live. Vraiment un pur show comme je les aime ici, pour 10 dollars, 3 groupes, une bonne ambiance dans une toute petite salle. Ca va m manquer cette scène musicale cheap et dynamique.
Pour finir... Je vais me la raconter un peu. Mon troisième projet multimedia pour mon cours où je comprends semi-rien était, à partir d'une base wordpress, de créer un site personnel sur lequel on posterait nos travaux de journalisme depuis le début de l'année. On devait donc s'occuper d'une petite partie du design et d'une partie du codage. C'était pas ultra facile mais c'est fait! On devait aussi créer une page "about me" pour se décrire etc donc là je me suis lâchée. Je n'ai pas réussi à poster davantage de travaux et je ne suis pas satisfaite de la typographie du titre mais j'y travaille. Mon projet final pour ce cours sera de finaliser ce site en un vrai truc entièrement fait par nous, à des fins professionnels. Voilà, je suis contente de vous présenter mon projet 3/mon site.
Ah oui, encore du live, je vais voir The Black Keys à Charlotte ce week-end, yihaaa :)
samedi 10 mars 2012
un et demi
Encore un article en plusieurs morceaux, écrit au cours de mon Spring Break.
Je suis dans le bus, en plein milieu de la Virginie, en plein milieu de mon Spring Break. J’ai voulu un Spring Break off. Du repos, de la bonne nourriture, des têtes connues et du plaisir. Lizzy, qui a étudié à Sciences Po l’an dernier, m’a proposé de la suivre dans ses différents voyages. On a commencé samedi par nous rendre à Asheville.
J’avais déjà vu Asheville mais j’ai encore plus apprécié cette fois-ci. Nous étions chez la sœur de Lizzy, on a vu un superbe couple en concert, manger plus que bien, vu des films, lu, on s’est baladées et reposées. C’était exactement ce dont j’avais besoin, vu que ces dernières semaines ont été assez lourdes à Chapel Hill. Cette escapade m’a rappelée pourquoi j’aime tellement cet endroit. La sérénité, le calme, les gens. Le bonheur quoi.
Ensuite, on est allées chez ses grands-parents qui vivent près de Blacksburg en Virginie, là ou est située l’université Virginia Tech. C’était vraiment génial. Ils mènent des programmes de recherche sur des châtaigniers et cultivent des dizaines d’arbres dans les alentours des forets nationales de Virginie. La grand-mère de Lizzy, Lucille, s’occupe de tout ce qui est manuel, elle prend soin des arbres et gère l’administratif. C’est vraiment une femme incroyable. Elle a un rythme effréné, pour une femme de son âge, fais du sport tous les jours, regarde un film par jour et lis les journaux quotidiens. C’était vraiment impressionnant. Exactement ce que j’attendais de mon Spring Break. Je me suis bien reposée, ai repris des forces et me suis calmée. Là, je suis sur la route de Washington pour reprendre un shot d’urbanité très nécessaire, avant d’enchainer sur la dernière ligne droite, déjà. Il reste un mois et demi
de 3A et ça fait très étrange. Mais l’heure n’est pas encore aux bilans, so stay tuned !!
Vendredi 9 mars 2012.
Il est 9h du matin un lendemain de sacrée fiesta et je suis déjà réveillée. Je suis arrivée à Washington mercredi soir et maaaan, j’ai déjà passé du putain de bon temps. Alors déjà mes loulous j’ai pris plein de photos, d’habitude je déteste mais là je vous ai ramené plein de preuves visuelles du cool que c’est. J’ai déjà visité tous les trucs touristiy quand je suis venue à DC en septembre, et je sais pas si vous vous rappelez mais cette ville m’avait agacée. Là, c’est une toute autre approche. Déjà, je squatte chez/avec des amis de Sciences Po (merci les loulous) qui vivent ici, et ça change tout. C’est beaucoup plus chill, on traine, et en réalité c’est ce que je préfère dans un voyage. Zéro prise de tête, et déambuler dans les rues, j’ai toujours trouvé que c’était le meilleur moyen de s’imprégner de l’atmosphère d’un endroit. On est allés dans un bar installé dans l'ancienne maison de Théodore Roosevelt, ambiance coolos, avec un concert de reggea/hip hop très sympa. On a déambulé dans Georgetown, entre autres, et j’aime toujours autant.
C’est vivant et jeune, ultra preppy mais vraiment agréable. Tellement cool d’être dans une ville !
Samedi soir, je viens d'arriver chez moi après quelques heures de bus à nouveau. "Tellement cool d'être dans une ville", ça résume clairement mon état d'esprit du moment. Chapel Hill, c'est un endroit à part, hors du monde et du temps, du moins hors du monde tel que je l'ai toujours connu. Pas de ville, des alentours ruraux, beaucoup d'activité mais strictement reliée à la vie du campus (hormis la musique live, heureusement)...
Etre à DC rien que pour deux jours ça m'a rappelé à quel point j'adooore en tous point la vie urbaine, et à quel point ça me manque vraiment vraiment.
Ca m'a aussi donné envie d'explorer tous les endroits que je n'ai pas encore eu le temps d'explorer à Chapel Hill.
Passer deux jours dans une grande ville, c'était exactement ce dont j'avais besoin. Lundi je reprends les cours, les choses sérieuses reprennent avec des préoccupations sur l'AVENIR et la suite... et la visite de Tomas la semaine prochaine!
Lots of love!
Je suis dans le bus, en plein milieu de la Virginie, en plein milieu de mon Spring Break. J’ai voulu un Spring Break off. Du repos, de la bonne nourriture, des têtes connues et du plaisir. Lizzy, qui a étudié à Sciences Po l’an dernier, m’a proposé de la suivre dans ses différents voyages. On a commencé samedi par nous rendre à Asheville.
J’avais déjà vu Asheville mais j’ai encore plus apprécié cette fois-ci. Nous étions chez la sœur de Lizzy, on a vu un superbe couple en concert, manger plus que bien, vu des films, lu, on s’est baladées et reposées. C’était exactement ce dont j’avais besoin, vu que ces dernières semaines ont été assez lourdes à Chapel Hill. Cette escapade m’a rappelée pourquoi j’aime tellement cet endroit. La sérénité, le calme, les gens. Le bonheur quoi.
Ensuite, on est allées chez ses grands-parents qui vivent près de Blacksburg en Virginie, là ou est située l’université Virginia Tech. C’était vraiment génial. Ils mènent des programmes de recherche sur des châtaigniers et cultivent des dizaines d’arbres dans les alentours des forets nationales de Virginie. La grand-mère de Lizzy, Lucille, s’occupe de tout ce qui est manuel, elle prend soin des arbres et gère l’administratif. C’est vraiment une femme incroyable. Elle a un rythme effréné, pour une femme de son âge, fais du sport tous les jours, regarde un film par jour et lis les journaux quotidiens. C’était vraiment impressionnant. Exactement ce que j’attendais de mon Spring Break. Je me suis bien reposée, ai repris des forces et me suis calmée. Là, je suis sur la route de Washington pour reprendre un shot d’urbanité très nécessaire, avant d’enchainer sur la dernière ligne droite, déjà. Il reste un mois et demi
de 3A et ça fait très étrange. Mais l’heure n’est pas encore aux bilans, so stay tuned !!
Vendredi 9 mars 2012.
Il est 9h du matin un lendemain de sacrée fiesta et je suis déjà réveillée. Je suis arrivée à Washington mercredi soir et maaaan, j’ai déjà passé du putain de bon temps. Alors déjà mes loulous j’ai pris plein de photos, d’habitude je déteste mais là je vous ai ramené plein de preuves visuelles du cool que c’est. J’ai déjà visité tous les trucs touristiy quand je suis venue à DC en septembre, et je sais pas si vous vous rappelez mais cette ville m’avait agacée. Là, c’est une toute autre approche. Déjà, je squatte chez/avec des amis de Sciences Po (merci les loulous) qui vivent ici, et ça change tout. C’est beaucoup plus chill, on traine, et en réalité c’est ce que je préfère dans un voyage. Zéro prise de tête, et déambuler dans les rues, j’ai toujours trouvé que c’était le meilleur moyen de s’imprégner de l’atmosphère d’un endroit. On est allés dans un bar installé dans l'ancienne maison de Théodore Roosevelt, ambiance coolos, avec un concert de reggea/hip hop très sympa. On a déambulé dans Georgetown, entre autres, et j’aime toujours autant.
C’est vivant et jeune, ultra preppy mais vraiment agréable. Tellement cool d’être dans une ville !
Samedi soir, je viens d'arriver chez moi après quelques heures de bus à nouveau. "Tellement cool d'être dans une ville", ça résume clairement mon état d'esprit du moment. Chapel Hill, c'est un endroit à part, hors du monde et du temps, du moins hors du monde tel que je l'ai toujours connu. Pas de ville, des alentours ruraux, beaucoup d'activité mais strictement reliée à la vie du campus (hormis la musique live, heureusement)...
Etre à DC rien que pour deux jours ça m'a rappelé à quel point j'adooore en tous point la vie urbaine, et à quel point ça me manque vraiment vraiment.
Ca m'a aussi donné envie d'explorer tous les endroits que je n'ai pas encore eu le temps d'explorer à Chapel Hill.
Passer deux jours dans une grande ville, c'était exactement ce dont j'avais besoin. Lundi je reprends les cours, les choses sérieuses reprennent avec des préoccupations sur l'AVENIR et la suite... et la visite de Tomas la semaine prochaine!
Lots of love!
mercredi 22 février 2012
des photos et des hommes
Ces deux dernières semaines sont assez dures pour le monde du journalisme.
C'est des nouvelles qu'ont reçoit toujours avec difficulté quand on étudie le journalisme ou qu'on s'y destine...
Je pourrai mettre ces photos ici mais la qualité ne sera pas optimale, alors allez juste jeter un oeil sur le site de World Press, pour voir l'impressionnant reportage photos en Libye pour lequel Remi Ochlik a reçu le premier prix World Press.
Ici : http://www.worldpressphoto.org/photo/2012remiochlikgns1-al?gallery=2634
Et la, le témoignage de Jean Pierre Perrin, reporter chez Libé.
"On nous a dit que le régime syrien avait l'intention de tuer tous les journalistes".
Dur.
mercredi 15 février 2012
avorter en amérique
Ca faisait un petit moment que je pensais à cet article, que j'avais vraiment envie de parler d'une manière ou d'une autre des droits de la femmes aux Etats-Unis, particulièrement dans le Sud.
L'un des débats que j'ai le plus suivi jusqu'à maintenant aux Etats-Unis a été celui concernant l'avortement. Je suis atterrée de voir que les pratiques que j'évoque dans cet article sont effectivement appliquées. J'ai essayé d'être la plus précise possible. Pour un article de fond, c'est assez court, mais sur un sujet pareil c'est extrêmement dur pour moi d'écrire beaucoup sans verser dans le pamphlet politique. Je ne suis pas restée neutre dans ces lignes, mais j'ai tout de même essayé de retranscrire les faits tels qu'ils sont, avec un maximum de justesse. J'attends vos retours.
Bisou!
De l'avortement en Amérique
Le 22 janvier 2012, les Etats-Unis célébraient le 39eme anniversaire de l’arrêt de la cour suprême Roe versus Wade, rendant légal pour les femmes d’interrompre leur grossesse au cours du premier trimestre. Depuis, la légalité et la procédure d’avortement devrait en principe dépendre de la législation de l’Etat fédéral, sauf procédure législative particulière pour s’y soustraire, et devrait appliquer les closes décidées suite a Roe versus Wade. C’est rarement le cas.
Avorter aux Etats Unis, c’est possible?
Si l’avortement est largement accepté dans les Etats progressistes des Etats-Unis, le Sud et le Midwest restent des terres ou les droits des femmes et leur position dans la société laisse encore à désirer.
Apres l’Alabama, l’Arizona, la Floride, le Kansas, la Louisiane et le Mississippi, le Texas est devenu au début du mois de février le septième Etat américain à imposer aux femmes désirant avorter l’écoute du son produit par le cœur du fœtus avant de prendre une décision. Les partisans du mouvement pro-life justifient la plupart du temps ces mesures par leur croyance religieuse, et l’application du cinquième commandement de la Bible. Lorsque ces derniers n’évoquent pas la religion, ils proclament aider la femme, la libérer de la pression de la société et la guider vers le bon choix.
“Plus vite nous pourrons procurer des ultras sons aux femmes considérant l’avortement, plus le nombre de vies que nous pourront sauver sera important.”, a déclaré l’ancien candidat aux primaires et gouverneur du Texas Rick Perry.
Mais dans l’Etat républicain, la procédure d’avortement ne s’arrête pas là. Avant de l’opérer ou de lui administrer le moindre médicament, le praticien doit impérativement montrer et décrire en détails l’image obtenue par échographie à la patiente. Après l’image et le son, les femmes doivent prendre une période de 24 heures, en dehors de tout contact avec les équipes médicales, et revenir seulement après ces 24 heures pour subir l’avortement si elle le souhaite toujours.
L’ambition est claire : rendre l’avortement quasi impossible, très lourd psychologiquement en rendant les femmes coupables d’un geste qu’elles regretteront forcément, c’est évident.
Le Texas, après un long procès en défaveur de la loi, est le premier Etat à faire entrer dans sa législation ces trois dispositions réunies (ultrasons, image, description), mais ces innovations ont vite fait des adeptes.
State of North Carolina VS Planned Parenthood
Le 29 septembre 2011, Planned Parenthood (l’équivalent du Planning Familial), parmi de nombreuses autres associations protégeant les libertés et les droits des femmes, a décidé d’amener la loi sur la procédure d’avortement, fraichement voté à la Chambre de Caroline du Nord, devant les tribunaux.
Après l’Oklahoma, la Chambre des représentants de Caroline du Nord, majoritairement républicaine malgré une gouverneur démocrate, a voté une modification de la procédure d’avortement. La nouvelle loi ressemble de très près à la législation texane.
Là encore les arguments se suivent et se ressemblent. Paul Stamm, membre de la majorité n’a pas hésité à déclarer à un journaliste de la chaine local ABC 11 que “99% des femmes qui avortent sont mal informées quant aux nombreux dangers de la procédure”.
De l’autre côté, Planned Parenthood, qui pratique des avortements et prodigue des moyens contraceptifs, dénonce l’intrusion des politiciens dans la relation docteur-patient. En effet, l’organisation argumente que non seulement ces procédures limitent incroyablement la liberté des femmes, et les culpabilisent au plus haut point, mais elles dégradent également considérablement la relations que les patientes entretiennent avec leurs médecins, qui apparaissent dès lors comme les prêcheurs d’une idéologie à laquelle ils n’adhèrent pas forcément.
Tout comme en Oklahoma, la cour de Caroline du Nord n’a pas encore rendu de décision quand à l’application ou non de ces nouvelles procédures. En attendant le jugement, l’application de ces dispositions n’est pas encore requise lors de la procédure, pendant que certains Etats, comme la Virginie, se dirigent vers des législations similaires.
Et maintenant ?
Lors de sa campagne de 2008, Barack Obama avait milité pour son plan de sécurité sociale pour tous, surnommé ObamaCare. Alors que sa dernière année de mandat se consume rapidement, le président américain espère mettre en place certaines dernières mesures dans cette direction.
Concernant la contraception, le président Obama se prononce en faveur d’une contraception gratuite pour toutes. Un pas monumental pour donner aux femmes le choix.
Les institutions affiliées à des groupes religieux contre la contraception ont alors créé la polémique en annonçant qu’elles refuseraient tout simplement de payer les traitements destinés à leurs employées. Le président s’est donc rabattu sur un compromis : les assurances seront chargées de prendre en charge les frais de contraception pour les femmes employées par ces institutions (principalement des universités et hôpitaux).
Du côté des 4 candidats républicains encore en lice, tous se prononcent pour le renversement de l’arrêt Roe versus Wade, afin de faire en sorte que l’avortement puisse devenir une pratique entièrement illégale pour les Etats qui le souhaitent.
Ainsi, le Texas, l’Oklahoma, la Caroline du Nord et bientôt la Virginie n’auront plus à faire preuve d’une imagination débordante pour bannir l’avortement; la loi s’en chargera.
L'un des débats que j'ai le plus suivi jusqu'à maintenant aux Etats-Unis a été celui concernant l'avortement. Je suis atterrée de voir que les pratiques que j'évoque dans cet article sont effectivement appliquées. J'ai essayé d'être la plus précise possible. Pour un article de fond, c'est assez court, mais sur un sujet pareil c'est extrêmement dur pour moi d'écrire beaucoup sans verser dans le pamphlet politique. Je ne suis pas restée neutre dans ces lignes, mais j'ai tout de même essayé de retranscrire les faits tels qu'ils sont, avec un maximum de justesse. J'attends vos retours.
Bisou!
De l'avortement en Amérique
La campagne pour la présidentielle américaine bat son plein et chacun sait, en toute rationalité, qu’elle sera décisive sur certains thèmes auxquels les électeurs américains sont particulièrement sensibles. Parmi ces thèmes là, l’avortement. L’avortement aux Etats-Unis a connu et connait toujours un tortueux chemin pour être reconnu et surtout appliqué comme un droit.
Le 22 janvier 2012, les Etats-Unis célébraient le 39eme anniversaire de l’arrêt de la cour suprême Roe versus Wade, rendant légal pour les femmes d’interrompre leur grossesse au cours du premier trimestre. Depuis, la légalité et la procédure d’avortement devrait en principe dépendre de la législation de l’Etat fédéral, sauf procédure législative particulière pour s’y soustraire, et devrait appliquer les closes décidées suite a Roe versus Wade. C’est rarement le cas.
Avorter aux Etats Unis, c’est possible?
Si l’avortement est largement accepté dans les Etats progressistes des Etats-Unis, le Sud et le Midwest restent des terres ou les droits des femmes et leur position dans la société laisse encore à désirer.
Apres l’Alabama, l’Arizona, la Floride, le Kansas, la Louisiane et le Mississippi, le Texas est devenu au début du mois de février le septième Etat américain à imposer aux femmes désirant avorter l’écoute du son produit par le cœur du fœtus avant de prendre une décision. Les partisans du mouvement pro-life justifient la plupart du temps ces mesures par leur croyance religieuse, et l’application du cinquième commandement de la Bible. Lorsque ces derniers n’évoquent pas la religion, ils proclament aider la femme, la libérer de la pression de la société et la guider vers le bon choix.
“Plus vite nous pourrons procurer des ultras sons aux femmes considérant l’avortement, plus le nombre de vies que nous pourront sauver sera important.”, a déclaré l’ancien candidat aux primaires et gouverneur du Texas Rick Perry.
Mais dans l’Etat républicain, la procédure d’avortement ne s’arrête pas là. Avant de l’opérer ou de lui administrer le moindre médicament, le praticien doit impérativement montrer et décrire en détails l’image obtenue par échographie à la patiente. Après l’image et le son, les femmes doivent prendre une période de 24 heures, en dehors de tout contact avec les équipes médicales, et revenir seulement après ces 24 heures pour subir l’avortement si elle le souhaite toujours.
L’ambition est claire : rendre l’avortement quasi impossible, très lourd psychologiquement en rendant les femmes coupables d’un geste qu’elles regretteront forcément, c’est évident.
Le Texas, après un long procès en défaveur de la loi, est le premier Etat à faire entrer dans sa législation ces trois dispositions réunies (ultrasons, image, description), mais ces innovations ont vite fait des adeptes.
State of North Carolina VS Planned Parenthood
Le 29 septembre 2011, Planned Parenthood (l’équivalent du Planning Familial), parmi de nombreuses autres associations protégeant les libertés et les droits des femmes, a décidé d’amener la loi sur la procédure d’avortement, fraichement voté à la Chambre de Caroline du Nord, devant les tribunaux.
Après l’Oklahoma, la Chambre des représentants de Caroline du Nord, majoritairement républicaine malgré une gouverneur démocrate, a voté une modification de la procédure d’avortement. La nouvelle loi ressemble de très près à la législation texane.
Là encore les arguments se suivent et se ressemblent. Paul Stamm, membre de la majorité n’a pas hésité à déclarer à un journaliste de la chaine local ABC 11 que “99% des femmes qui avortent sont mal informées quant aux nombreux dangers de la procédure”.
De l’autre côté, Planned Parenthood, qui pratique des avortements et prodigue des moyens contraceptifs, dénonce l’intrusion des politiciens dans la relation docteur-patient. En effet, l’organisation argumente que non seulement ces procédures limitent incroyablement la liberté des femmes, et les culpabilisent au plus haut point, mais elles dégradent également considérablement la relations que les patientes entretiennent avec leurs médecins, qui apparaissent dès lors comme les prêcheurs d’une idéologie à laquelle ils n’adhèrent pas forcément.
Tout comme en Oklahoma, la cour de Caroline du Nord n’a pas encore rendu de décision quand à l’application ou non de ces nouvelles procédures. En attendant le jugement, l’application de ces dispositions n’est pas encore requise lors de la procédure, pendant que certains Etats, comme la Virginie, se dirigent vers des législations similaires.
Et maintenant ?
Lors de sa campagne de 2008, Barack Obama avait milité pour son plan de sécurité sociale pour tous, surnommé ObamaCare. Alors que sa dernière année de mandat se consume rapidement, le président américain espère mettre en place certaines dernières mesures dans cette direction.
Concernant la contraception, le président Obama se prononce en faveur d’une contraception gratuite pour toutes. Un pas monumental pour donner aux femmes le choix.
Les institutions affiliées à des groupes religieux contre la contraception ont alors créé la polémique en annonçant qu’elles refuseraient tout simplement de payer les traitements destinés à leurs employées. Le président s’est donc rabattu sur un compromis : les assurances seront chargées de prendre en charge les frais de contraception pour les femmes employées par ces institutions (principalement des universités et hôpitaux).
Du côté des 4 candidats républicains encore en lice, tous se prononcent pour le renversement de l’arrêt Roe versus Wade, afin de faire en sorte que l’avortement puisse devenir une pratique entièrement illégale pour les Etats qui le souhaitent.
Ainsi, le Texas, l’Oklahoma, la Caroline du Nord et bientôt la Virginie n’auront plus à faire preuve d’une imagination débordante pour bannir l’avortement; la loi s’en chargera.
mardi 14 février 2012
des bisous
La Saint Valentin c'est un sacré big deal ici. Je vais pas m'étendre, je veux juste montrer ici une mini et non-exhaustive sélection perso des baisers les plus cool du cinema.
Bisou!
Bisou!
Casablanca, Michel Curtis
My Blueberry Nights, Wong Kar Wai
Spiderman, Sam Raimi
Ae Fond Kiss, Ken Loach
Eternal sunshine of the spotless mind, Michel Gondry
Harvey Milk, Gus Van Sant
Lost in Translation, Sofia Coppola
The Shining, Stanley Kubrik
Pierrot le Fou, Jean-Luc Godard
dimanche 12 février 2012
des larmes et de la sueur
On a perdu.
Mercredi, on a joué le très attendu match de basket contre Duke, et on a perdu. Une défaite critique, à un point près. On menait de 10 points pendant toute la deuxième partie, mais on a perdu quand même. C'était triste. Je me suis sentie emballée, j'étais sûre qu'on allait gagner...
Je suis pas censée avoir le droit de dire ça, mais le shoot de la victoire pour Duke était incroyable.
Attention, c'est au tout tout début de la vidéo. Il restait genre une seconde, il a tiré, il a mis le panier à 3 points. Il, c'est Austin Rivers, un petit bébé freshmen, qui s'est pas démonté devant les grands juniors et seniors de UNC.
Tout le monde était très triste et morose, et la haine de Duke n'était que plus intense.
Cette semaine a aussi été un grand moment pour mon corps et mon esprit, puisque j'ai enfin mis les pieds dans un des 2 gyms du campus.
Au début ça m'a fait méga peur, y'a que des machines à muscler partout, de la musique atroce utlra fort, mais comme j'étais là pour le cours de zumba, j'ai pas eu à endurer ça trop longtemps. A la place, j'ai eu droit à une grande pièce remplie de meufs (trois mecs quand même), et une instructrice ultra enthousiaste. Mi-chemin entre hip-hop et fitness classique, c'était assez cool au final, même si il faut être au degré zéro du "self-consciousness", ce qui fait vraiment du bien parfois.
Cette semaine également, plusieurs remous à la tête de l'état, sur la contraception au sein du plan de santé Obama. La controverse portait sur le fait que les établissements religieux (type hopitaux religieux, cliniques etc.) n'acceptaient pas de cotiser pour payer à leur employé(e)s la contraception qu'ils/elles demandaient. Finalement, le président a décidé que les assurances auraient à payer pour ces services et non pas les institutions religieuses. Les employé(e)s recevront donc gratuitement leur contraception sans que les employeurs qui rechignent à le faire ne payent.
Il y a toujours, aux Etats-Unis, un assez gros problème concernant la contraception de l'avortement, lié à des raisons la plupart du temps religieuses (sinon, démagogiques). Je prépare un petit article un peu plus fourni sur la question de l'avortement qui est encore un droit que les femmes doivent acquérir dans toute sa densité dans certains états du sud.
Sinon, j'ai enfin réparé en entier mon vélo, ce qui fait que j'arrive toute fraîche en cours après 4 mois à ne pas comprendre pourquoi j'arrivais comme si j'avais couru un marathon, j'ai pris un cours de yoga (ultra cliché, je sais, mais c'était TROP bien, et c'est vachement plus dur qu'on pense), j'ai pris mes billets pour un maxi voyage en Californie avant de rentrer en France, et puis j'ai trouvé un petit taff aussi. Le bonheur quoi.
Mercredi, on a joué le très attendu match de basket contre Duke, et on a perdu. Une défaite critique, à un point près. On menait de 10 points pendant toute la deuxième partie, mais on a perdu quand même. C'était triste. Je me suis sentie emballée, j'étais sûre qu'on allait gagner...
Je suis pas censée avoir le droit de dire ça, mais le shoot de la victoire pour Duke était incroyable.
Attention, c'est au tout tout début de la vidéo. Il restait genre une seconde, il a tiré, il a mis le panier à 3 points. Il, c'est Austin Rivers, un petit bébé freshmen, qui s'est pas démonté devant les grands juniors et seniors de UNC.
Tout le monde était très triste et morose, et la haine de Duke n'était que plus intense.
Cette semaine a aussi été un grand moment pour mon corps et mon esprit, puisque j'ai enfin mis les pieds dans un des 2 gyms du campus.
Au début ça m'a fait méga peur, y'a que des machines à muscler partout, de la musique atroce utlra fort, mais comme j'étais là pour le cours de zumba, j'ai pas eu à endurer ça trop longtemps. A la place, j'ai eu droit à une grande pièce remplie de meufs (trois mecs quand même), et une instructrice ultra enthousiaste. Mi-chemin entre hip-hop et fitness classique, c'était assez cool au final, même si il faut être au degré zéro du "self-consciousness", ce qui fait vraiment du bien parfois.
Cette semaine également, plusieurs remous à la tête de l'état, sur la contraception au sein du plan de santé Obama. La controverse portait sur le fait que les établissements religieux (type hopitaux religieux, cliniques etc.) n'acceptaient pas de cotiser pour payer à leur employé(e)s la contraception qu'ils/elles demandaient. Finalement, le président a décidé que les assurances auraient à payer pour ces services et non pas les institutions religieuses. Les employé(e)s recevront donc gratuitement leur contraception sans que les employeurs qui rechignent à le faire ne payent.
Il y a toujours, aux Etats-Unis, un assez gros problème concernant la contraception de l'avortement, lié à des raisons la plupart du temps religieuses (sinon, démagogiques). Je prépare un petit article un peu plus fourni sur la question de l'avortement qui est encore un droit que les femmes doivent acquérir dans toute sa densité dans certains états du sud.
Sinon, j'ai enfin réparé en entier mon vélo, ce qui fait que j'arrive toute fraîche en cours après 4 mois à ne pas comprendre pourquoi j'arrivais comme si j'avais couru un marathon, j'ai pris un cours de yoga (ultra cliché, je sais, mais c'était TROP bien, et c'est vachement plus dur qu'on pense), j'ai pris mes billets pour un maxi voyage en Californie avant de rentrer en France, et puis j'ai trouvé un petit taff aussi. Le bonheur quoi.
mercredi 8 février 2012
bleeding tar heel blue
Ce soir on joue contre Duke! Enfin, quand je dis on, ce sont les talentueux basketteurs de UNC.
UNC et Duke sont rivales depuis longtemps, puisque ce sont les deux meilleures equipes de basket universitaire du pays, et c'est un sacré big deal ici. Ce sont elles, entre autres, qui forment les futurs joueurs de NBA.
Les basketteurs sont des stars, ultra-doués, recrutés pour ca et adorés du public.
Les places pour ce match étaient tres limitées et en vrai j'ai oublié de participer a la loterie pour avoir un ticket mais le match sera retransmis au cinema sur Franklin St (la rue de bar/restau au Nord du campus/unique lieu de sortie possible des étudiants flemmards (pour les autres y'a Carrboro)).
Bref, aujourd'hui, tout le monde arbore sa version du Carolina Blue (malheureusement un tres laid bleu pastel délavé), et proclame sa haine de Duke.
Le spectacle va être dingo!
UNC et Duke sont rivales depuis longtemps, puisque ce sont les deux meilleures equipes de basket universitaire du pays, et c'est un sacré big deal ici. Ce sont elles, entre autres, qui forment les futurs joueurs de NBA.
Les basketteurs sont des stars, ultra-doués, recrutés pour ca et adorés du public.
Les places pour ce match étaient tres limitées et en vrai j'ai oublié de participer a la loterie pour avoir un ticket mais le match sera retransmis au cinema sur Franklin St (la rue de bar/restau au Nord du campus/unique lieu de sortie possible des étudiants flemmards (pour les autres y'a Carrboro)).
Bref, aujourd'hui, tout le monde arbore sa version du Carolina Blue (malheureusement un tres laid bleu pastel délavé), et proclame sa haine de Duke.
Le spectacle va être dingo!
Je sais pas de quelle année date cette photo mais elle est quand meme tres chouette.
NB: Tar Heel c'est le nom des étudiants a UNC (d'ou mon titre), genre c'est normal d'entendre "I'm a Tar Heel". C'est comme "sciences-piste", un peu.
dimanche 5 février 2012
Dis Cortex, tu veux faire quoi cette nuit? La même chose que chaque nuit Minus, tenter de conquérir le monde!
Je vous écris aujourd'hui en direct du lavomatique, haut lieu de socialisation (ou pas). C'est marrant, ils ont eu l'idée de faire un immense panneau appelé "Dreams are real, all we have to do is believe", pour nous pousser à continuer l'action de MLK. D'ailleurs, à Chapel Hill, il y a comme partout aux Etats-Unis, un quartier blanc et un quartier noir, et les deux sont séparés par Martin Luther King Road (ou Line, ou Ave, je sais pas). C'est assez ironique.
Ce mois ci sur le campus, c'est le Black Month. En gros, on célèbre la félicité d'être noir et ces derniers passent le mois à affirmer leur culture, leur particularisme et les noirs qui ont réussi. Je trouve ça vraiment bizarre mais bon...
Alors hier soir je suis allée voir Theophilus London en concert. Je pensais pas qu'il passerai un jour dans notre cambrouse, mais oui.
J'avais repéré sa venue en décembre, et je me souviens m'être dit qu'il fallait que je me bouge parce qu'il allait être sold out en quelques semaines. Et bien en fait, il restait une centaine de tickets disponibles le jour du show. Je me souviens que quand il était venu à Paris, il avait fait une apparition dans une soirée privée ultra prestigious dans une boite hype du 2ème. J'abuse à peine.
Bref, pour $12, je me suis dit, let's check him out, parce que j'ai jamais été une méga fan de sa musique.
J'ai vraiment surkiffé ce show. En réalité, j'ai presque plus aimé le pre-band que London lui même. Ils s'appelaient Phony PLL.
Phony PLL c'est cette petite bande de bogoss dont je vous invite à écouter la musique au plus vite! Une énergie de ouf, on aurait dit juste une bande de kidos qui s'éclatait et faisait n'importe quoi sur scène.
Cette vidéo est cool mais à peu près 5 fois moins cool que le live d'hier. Leur album s'appelle Phonyland, et il est vraiment vraiment bien stylé... Check it out!
Ensuite, London est arrivé sur scène, il était déjà tard, l'ambiance montait. Et il a mis le feu. C'était tellement puissant, ouf, tout le monde était ultra dedans, enfin bref, un kiff. Deux évènements notables à ce concert. D'abord, il a fait monté quelques meufs sur scène et j'ai bien kiffé danser un peu de dansenimportecomment sur scène avec London, ses musiciens et les gars de Phony PLL.
Ensuite, et surtout, je crois que personne a trop compris (si ça se trouve c'est dans une de ses ziks, vraiment), il a passé le générique entier (que l'audio) de Minus et Cortex!!! Pour ceux qui ont pas eu d'enfance, Minus et Cortex c'est ça:
Voilà, ceux qui me connaissent bien savent que je mattais Minus et Cortex en masse quand j'étais petite avec mon grand frère (ouais!), et si cette petite souris diabolique existait pas, ce blog aurait sans doute un nom beaucoup moins cool.
Une bonne petite soirée, un moment d'éclate ouf dont j'avais carrément besoin...
Bisou!
PS: je viens de découvrir qu'en anglais minus et cortex sont Pinky and the Brain. Beaucoup moins cool.
Ce mois ci sur le campus, c'est le Black Month. En gros, on célèbre la félicité d'être noir et ces derniers passent le mois à affirmer leur culture, leur particularisme et les noirs qui ont réussi. Je trouve ça vraiment bizarre mais bon...
Alors hier soir je suis allée voir Theophilus London en concert. Je pensais pas qu'il passerai un jour dans notre cambrouse, mais oui.
J'avais repéré sa venue en décembre, et je me souviens m'être dit qu'il fallait que je me bouge parce qu'il allait être sold out en quelques semaines. Et bien en fait, il restait une centaine de tickets disponibles le jour du show. Je me souviens que quand il était venu à Paris, il avait fait une apparition dans une soirée privée ultra prestigious dans une boite hype du 2ème. J'abuse à peine.
Bref, pour $12, je me suis dit, let's check him out, parce que j'ai jamais été une méga fan de sa musique.
J'ai vraiment surkiffé ce show. En réalité, j'ai presque plus aimé le pre-band que London lui même. Ils s'appelaient Phony PLL.
Phony PLL c'est cette petite bande de bogoss dont je vous invite à écouter la musique au plus vite! Une énergie de ouf, on aurait dit juste une bande de kidos qui s'éclatait et faisait n'importe quoi sur scène.
Cette vidéo est cool mais à peu près 5 fois moins cool que le live d'hier. Leur album s'appelle Phonyland, et il est vraiment vraiment bien stylé... Check it out!
Ensuite, London est arrivé sur scène, il était déjà tard, l'ambiance montait. Et il a mis le feu. C'était tellement puissant, ouf, tout le monde était ultra dedans, enfin bref, un kiff. Deux évènements notables à ce concert. D'abord, il a fait monté quelques meufs sur scène et j'ai bien kiffé danser un peu de dansenimportecomment sur scène avec London, ses musiciens et les gars de Phony PLL.
Ensuite, et surtout, je crois que personne a trop compris (si ça se trouve c'est dans une de ses ziks, vraiment), il a passé le générique entier (que l'audio) de Minus et Cortex!!! Pour ceux qui ont pas eu d'enfance, Minus et Cortex c'est ça:
Voilà, ceux qui me connaissent bien savent que je mattais Minus et Cortex en masse quand j'étais petite avec mon grand frère (ouais!), et si cette petite souris diabolique existait pas, ce blog aurait sans doute un nom beaucoup moins cool.
Une bonne petite soirée, un moment d'éclate ouf dont j'avais carrément besoin...
Bisou!
PS: je viens de découvrir qu'en anglais minus et cortex sont Pinky and the Brain. Beaucoup moins cool.
dimanche 29 janvier 2012
on verra
Comme celles pour moi, les résolutions que j'avais prise pour mon blog n'ont pas tenues très longtemps. Pas d'articles plus fréquents, pas d'images, pas de photos. Je n'ai pas le temps! Malheureusement pas parce que je passe mon temps à vivoter d'un bout à l'autre du pays, mais bien parce que pour la première fois depuis que j'ai débarqué ici, j'ai beaucoup de travail.
Enfin, au premier semestre, j'avais aussi beaucoup de travail, mais c'était celui-ci qui me permettait de rencontrer tous les gens qui ont marqué mon semestre et qui on changé ma vision de beaucoup de choses.
Ces trois premières semaines, j'ai passé de nombreuses heures à la bibliothèque et dans mes livres, mais j'ai le sentiment qu'avec un peu d'organisation, je trouve encore le temps d'aller voir quelques artistes en concert et d'écrire pour le journal.
Je n'en parle pas très souvent ici mais j'écris toujours un article par semaine pour le Daily Tar Heel, plus gros quotidien papier du coin. J'écris pour les Arts, ce qui me permet de rencontrer des personnages passionnants et d'être toujours au courant de ce qu'il se passe culturellement dans la ville. Il y a un milliard de normes d'écriture à respecter, ce qui fait qu'au final, les pièces sont assez fades, je trouve, mais ce sont les directives...
Mon dernier article ici : http://www.dailytarheel.com/index.php/article/2012/01/diarysomebody_0126
Sinon, je vais un peu parler de mes cours, puisqu'ils occupent mon esprit beaucoup beaucoup en ce moment.
J'ai un cours appelé Intro to multimedia, que je pensais être un cours de montage de projet multimédia (vidéo+graphisme+son) mais en fait, pas du tout. Il s'agit d'apprendre à coder en HTML/XHTML et d'apprendre les bases du webdesign. Rien de très simple dans tout ça mais heureusement, mon prof est l’impressionnant et ultra accessible Steven King. Il est développeur, photojournaliste, coach multimedia et webdesigner. Il a longtemps été responsable du site du Washington Post, avant de partir pendant 2 ans faire un tour du monde avec sa femme. C'est un des rares américain à avoir pénétré en Corée du Nord et à avoir pu en ramener des photos. Son travail est vraiment époustouflant, voilà son Flickr : http://www.flickr.com/photos/cujophoto/sets/ .
J'ai ensuite un cours appelé Film Analysis. C'est sans doute celui qui me prend le plus de temps mais c'est aussi le plus passionnant. C'est un amphi de 6h par semaine + une heure de conf, pendant lesquelles on étudie en profondeur la technique, les mouvements et l'histoire du cinéma international.
Enfin, j'ai un cours appelé Intro to writing for TV and film. Je ne savais pas trop à quoi allait ressembler celui-ci, mais je suis un peu déçue. Au tout premier cours, le prof nous a annoncé qu'on ne traiterait d'aucune manière de cinéma indépendant, que notre objectif de fin de semestre lorsqu'on écrirait notre film serait d'être dans une optique marchande de vente du scénario à Hollywood. Jusqu'à maintenant, nos travaux se résument à écrire des épisodes pour une sitcom... Un peu déçue mais j'y reste parce que je pense que c'est un très bon moyen tout de même pour développer l'imagination, pour réussir à intégrer des idées d'actions dans des scénarios qui serait trop mous, et surtout pour comprendre que le cinéma est un art mais c'est aussi une industrie qui brasse des millions.
Dans mon flou de travail, j'ai quand même pris le temps d'aller à The Station, écouter de la musique à Carrboro, et au Farmer's Market avec ma pote américaine Lizzy.
A The Station, j'ai rencontré un type qui voyage dans les Etats-Unis depuis un bon moment, après avoir passé quelques mois en Europe et quelques mois en Inde. Il va juste de ville en ville, et son truc c'est de trouver des bonnes bibliothèques avec des livres intéressants et de passer son temps à lire. Il dort chez des gens, ou se trouve un petit boulot, une copine, enfin un plan quoi, et vis sa vie. Je sais que c'est ultra naïf et idéaliste mais ça m'a trop mis du baume au coeur de rencontrer ce type et de me dire que y'a encore des gens qui ne court après rien, ni l'argent, ni la carrière, ni la réussite, et qui vivent au jour le jour en se disant "on verra". Même si je trouve ça radical, et je sais qu'on ne peut pas vivre comme ça pour toujours, c'est l'état d'esprit qui me plait. Faire ce qu'on aime, se fixer de minis objectifs et y parvenir et se dire "on verra".
Le Farmer Market était comme d'habitude une immense bouffée d'air frais. Je marchais entre les étales, et je me disais que si je devais un jour recommencer à manger de la viande, ce serait surement dans des endroits comme celui-ci que je l’achèterai. Mais ce n'est pas au programme pour le moment (même si la nuit derrière j'ai rêvé que je mangeais un poulet).
Avec Lizzy, on a cuisiné pleins de légumes et on a passé l'aprem à lire et réviser dans un café en face de chez elle, sous le soleil.
Ca m'a fait du bien.
Bisou, beaucoup, beaucoup.
lundi 16 janvier 2012
si les états-unis étaient....
Je suis tombée par hasard sur le blog d'un étudiant à UNC, qui était en échange à Paris il y a un ou deux ans. En lisant ses expériences, je me suis rendue compte qu'il avait profondément nourri tout un tas de fantasme et d'idéaux que représentait pour lui la ville de Paris, et la France en général. Beaucoup de clichés qui peut-être n'en sont pas vraiment.
Alors, ça m'a fait me demander si moi aussi j'avais des attentes particulières ou des images fantasmée des Etats-Unis avant d'y venir. Même si les Etats-Unis ne me faisaient pas rêver et que je ne les ai choisis que pour UNC, j'avais bien sûr moi aussi une certaine idée de l'Amérique.
Je trouve que c'est intéressant de se demander quelle est la part de satisfaction, de surprise ou de déception que nous avons sur le pays ou la ville dans laquelle nous vivons.
Quand je suis arrivée à Paris, moi aussi j'avais toute cette idée fantasmée de la ville, de Saint Germain, de Montparnasse, que j'avais lu dans les livres et vu dans les films. Et puis, ça devient notre quotidien.
La rive gauche a perdu son âme, qui habite maintenant d'autres coins parisiens.
Evidemment, je n'avais aucune idée ou attente de Chapel Hill, puisque je n'avais jamais entendu parler de ce bled avant d'y arriver.
Par contre, sur les Etats-Unis, on a tous notre idée, fantasmée ou non. Cette idée, qui quelque part nous a fait choisir de venir dans ce pays.
Voilà, en trois exemples, comment je vois les Etats-Unis.
Un film - Il y a tellement de films qui représenterait les Etats-Unis, mais si je devais décrire l'idée que je m'en fait vraiment, je dirai que je choisirai My Blueberry Nights de Wong Kar Wai. Les US, c'est un trentenaire paumé qui tient une pâtisserie russe à NYC, une fille peu sûre d'elle, serveuse dans un bar pourri ou un casino de seconde zone, un vieux flic usé au bout de sa vie, et son ex-femme séparée car amoureuse d'un motard rebelle, un patron de café noir, intimidant et bienveillant, une accro au jeu trop sûre d'elle pour cacher un Oedipe mal digéré et puis à nouveau une fille remise qui revient chez elle après une année passée à se chercher.
Sur les Etats-Unis, aussi, Paranoid Park, American Beauty, No Country for Old Men, The Visitor...
Un livre - Les raisins de la colère de John Steinbeck. Définitivement le portrait des Etats-Unis le plus touchant dans sa lenteur d'exécution, que j'ai lu. Le Sud des Etats-Unis, l'espoir toujours présent d'une vie meilleure, la croyance que tout peut arriver, qu'il suffit de le provoquer, les gens tour à tour cruels et bienveillant, et la nature.
Aussi, A Man in the Dark, Less than Zero, Journal d'un vieux dégeulasse, A la poursuite du bonheur...
Une chanson - Blowin' in the Wind, Bob Dylan.
Ce week-end, je suis allée à Asheville, faire de la randonnée dans les montagnes, écouter de la musique live et rencontrer quelques hippies...
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La participation à ce blog n'a pas été très fructueuse (même si je vois vos visites, merci!) mais si ça vous dit de poster comment vous voyez les Etats Unis, je serai curieuse de savoir. Bise!
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