mercredi 4 avril 2012

Le mois sentimentalo-mielleux et personnellement-public


Au départ, je n’allais pas parler de ça. Déjà, parce que je déteste parler de ce que je ressens sur internet (même si je l’ai déjà largement fait sur Minus) et aussi, parce que honnêtement, j’étais beaucoup trop sonnée pour écrire quoi que ce soit.

Je retiens une phrase qui résume un peu :
“Mais à bien y réfléchir, le lien nous unissant à "Richie" avait ceci de particulier qu'il était à la fois précieux et inexplicable.”. Inexplicable, c’est exactement ça.


Hier soir, j’aurais bien retrouvé l’étroite et bondée Rue Saint Guillaume. La “communauté” a toujours été un concept que j’ai détesté au plus haut point. Mais là, je m’aperçois pour la première fois des codes et des liens qui unissent la communauté des gens de Sciences Po. C’est un peu étrange.

Aujourd’hui, nous sommes le 4 avril. Il me reste exactement 1 mois avant de quitter Chapel Hill. C’est une chose qui me fait dresser des bilans. Je n’y peux rien, les bilans j’en fait tout le temps, c’est comme les listes (moi, névrosée?), j’en ai besoin. Pour savoir où j’en suis et quelle est la prochaine étape.

Simplement, pour cette 3A, dont j’ai partagé l’expérience avec vous sur Minus, je ne veux pas garder mes bilans pour moi. J’ai l’impression que beaucoup de choses ont changées depuis que j’ai écrit “a cockroach story”. Comme je n’aurai pas trop le temps de publier en avril, je n’écrirai que des mini réflexions sur ce que m’a apporté ma 3ème année à l’étranger (et en vrai ça m’aidera surtout beaucoup à écrire mon rapport de séjour).

Alors voilà, en avril, sur Minus, je vais être sentimentalo-mielleuse et personnellement-publique, vous êtes prévenus.

Avant d’entrer dans les détails dans les articles qui suivront, je vais apporter un bref aperçu de l’aspect le plus important de ma 3A et de toute ma scolarité à Sciences Po d’ailleurs.

Ma troisième année m’a appris que je devais croire en mes rêves.
Oui oui, je vous vois venir, voilà Minus qui se la joue gaucho-hippio-utopiste encore.
Mais c’est vrai.
Sciences Po, de façon plus générale, est ce qui m’a permis de croire en mes rêves, et des rêves, vous savez que j’en ai PLEIN.
Si Sciences Po m’a permis de croire en mes rêves, c’est que Sciences Po, à un moment, ça a été un rêve lui aussi.
La 3ème année aux Etats-Unis, en journalisme, c’était un rêve aussi.
Tourner un reportage amateur à New York, c’était un rêve.
Ecrire un script, c’était un rêve.
Et tout ça, maintenant, grâce à des dizaines de gens différents, c’est ma réalité.

C’est simple, c’est con, tellement évident qu’on y croyait même plus. Il faut juste rêver un peu, y croire, et se donner. Et ça marche!!

Mais bien sûr, si personnellement je suis passée par ce chemin là, pas besoin d’être à Sciences Po où de vouloir y entrer pour avoir des rêves et les réaliser... Il faut juste... foncer!! (be awesome, fuck the fear?)

Love. 

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