jeudi 18 août 2011

a cockroach story

Deux heures de voiture, 8h30 d’avion, 1h30 d’attente aux douanes, 15 minutes de course effrennée à l’aéroport de Washington, une heure d’avion, une demi-heure de voiture. Je suis arrivée.

Je me sentais toute fébrile pendant le premier vol, parce que ce départ qui est déjà loin pour certains, et encore une attente pour d’autre, on y a tous beaucoup pensé.

Des détails techniques ont fait que mon arrivée à Chapel Hill était un peu chaotique : ma valise est restée à Washington alors que je montais dans l’avion 3 minutes avant son départ, et je ne trouvais pas mon dorm puisque mon numéro d’étudiant affichait le nom douteux d’un asiat expatrié.

Aujourd’hui tout va bien, par la magie de la technologie, je suis confortablement assise dans ma chambre de campus, seule puisque ma roommate n’arrive que dimanche, ma valise avec moi. Hormis le bruit sordide du climatiseur fixé au plafond et que je ne sais pas éteindre, tout est cool.

Le campus est très très grand, si bien que quand on n’a pas de caisse, on doit se farcir quelques demi-douzaines de miles tous les jours. Bon ok, c’est que mon premier jour mais j’ai déjà de la corne aux pieds. Le campus est très très beau aussi, tout est verdoyant, il y a beaucoup de végétation, ce qui nous ferait presque croire qu’on ne respire pas de l’air incroyablement pollué par les centaines de voitures qui circulent ici tous les jours.

Les gens sont très très sympas. A peine arrivées, une américaine nous a prises sous son aile (moi et Lucie, l’autre française en échange ici) ou plutôt dans son mini van et nous a aidé à trouver nos dorms sur le campus. Sa mère nous a invité à manger un bout, a porté nos valises, a buté les cafards qui squouattaient ma salle de bain, bref, vraiment, les gens sont très gentils. Ils sont très curieux de savoir d’où on vient, ce que l’on vient faire ici, ce qu’on aime. Aujourd’hui, la coloc de Lucie a emménagé, avec ses parents et ils nous ont invitées dans leur résidence secondaire au bord d’un lac de Caroline pour Labour Day (je ne sais pas ce que c’est mais c’est férié et c’est bientôt). Avec eux, dans leur truck dont les roues sont aussi hautes que moi, nous sommes allées faire un tour à Walmart pour acheter les choses dont nous avions besoin pour notre chambre.

Les américains sont de très très gros consommateurs. Walmart c’est un peu le temple de la consommation ici. Alors mettez des américains dans un Walmart et vous aurez un résultat intéressant. 
Je crois que j’aborderai ce sujet un autre jour parce que là un cafard de la taille de mon index vient de me monter sur les pieds et que je flippe ma race. 
Je vais aller me mettre en hauteur et espérer qu’il crève de froid sous l’air conditionné. 

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