Comme prévu, je n'ai pas vraiment le temps de pondre autre chose que mes pamphlets larmoyants alors je vais m'y tenir.
Celui-ci est le moins sentimental cependant, et le plus pratique de tous.
Comme vous savez, souvent (tout le temps) je sur-réfléchis chaque instant de mon existence jusqu'à le disséquer et en dresser des conclusions philosophiques sur ce que c'est que d'être humain, mais dans cet article je vais parler, évidemment de réflexion, mais qui s'est couplée d'une action.
Cet article risque d'être redondant pour ceux qui suivent mon blog régulièrement mais on s'en tape.
Vivre un an à Chapel Hill ça a vraiment, profondément j'espère, changé mes habitudes de consommation.
J'ai toujours vécu dans une grande ville, j'en ai jamais rien eu à foutre des arbres, de l'herbe, de la nature, des animaux, je triais même pas mes déchets à Paris (shame, je sais), enfin bref j'étais juste très égoïste à ce niveau là.
C'est comme pour le féminisme : ça me touche pas donc j'y pense pas. Ce qui est à peu près le raisonnement le plus débile de la terre.
Avant de venir, j'ai donc lu ce livre fascinant et unique que vous devriez TOUS lire sans exception, No Impact Man, de Colin Beavan.
Après, je suis arrivée ici et j'ai rencontré plein de gens qui ne vivaient pas comme j'avais toujours vécu. Ils étaient préoccupés par des causes qui me passaient au dessus de la tête. Je m'y suis intéressée, pourquoi achètent-ils local, quelle importance, pourquoi ont-ils arrêté de manger de la viande, pourquoi ont-ils tout quitté pour devenir fermiers?
En arrivant, j'ai moi même arrêté de manger de la viande, et ce qui a commencé par être une expérimentation juste pour voir, est vraiment devenu un engagement. Je me suis vraiment renseignée, notamment par le fabuleux Faut-il manger les animaux de Jonathan Safran Foer et ça m'a ouvert les yeux.
Je ne mange plus de viande, je consomme des produits locaux uniquement, bios au possible. Je ne consomme plus à outrance, j'essaye de ne pas être heureuse juste parce que j'ai une nouvelle "chose", juste parce que je possède un nouvel objet préfabriqué. Je puise mes ressources ailleurs. Au Etats-Unis, c'est particulièrement difficile tant la société de consommation est étendue. Aujourd'hui, manger un vrai bon repas de qualité (beaucoup plus facile en France) revient au même sentiment prodigué par l'achat d'une nouvelle paire de pompes quand j'habitais à Paris, j'exagère à peine.
Je suis beaucoup plus lucide sur les efforts qu'on a tous à faire pour aider notre environnement et pour aider les autres.
Je suis également très lucide sur le fait que ce mode de vie a un prix, un prix que je pourrai/voudrai sûrement pas payer à Paris.
Ici, c'est plus facile, c'est paumé, en gros il n'y a pas vraiment d'autres tentations. Mes folies de consommation, c'est du fromage (ultra cher) de temps en temps ou un voyage coolos.
Je ne sais pas si mon mode de vie sera influencé par tout ça quand je rentrerai en France, mais j'espère vraiment. La grosse différence étant que maintenant je sais et j'agis et qu'avant je savais mais je m'en foutais. Ce qui est sûr, c'est que je resterai végétarienne, pour des raisons multiples, et que je mettrai sûrement les pieds pour la première fois de ma vie chez Naturalia.
En gros... si je devais résumer brièvement... Je suis beaucoup plus lucide et réaliste mais paradoxalement, beaucoup plus idéaliste aussi, parce qu'il faut bien croire au changement pour accepter de changer soi-même.
Cette conclusion fait très fin de dissert atroce, je suis désolée.
Bisou!
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