Je suis tombée par hasard sur le blog d'un étudiant à UNC, qui était en échange à Paris il y a un ou deux ans. En lisant ses expériences, je me suis rendue compte qu'il avait profondément nourri tout un tas de fantasme et d'idéaux que représentait pour lui la ville de Paris, et la France en général. Beaucoup de clichés qui peut-être n'en sont pas vraiment.
Alors, ça m'a fait me demander si moi aussi j'avais des attentes particulières ou des images fantasmée des Etats-Unis avant d'y venir. Même si les Etats-Unis ne me faisaient pas rêver et que je ne les ai choisis que pour UNC, j'avais bien sûr moi aussi une certaine idée de l'Amérique.
Je trouve que c'est intéressant de se demander quelle est la part de satisfaction, de surprise ou de déception que nous avons sur le pays ou la ville dans laquelle nous vivons.
Quand je suis arrivée à Paris, moi aussi j'avais toute cette idée fantasmée de la ville, de Saint Germain, de Montparnasse, que j'avais lu dans les livres et vu dans les films. Et puis, ça devient notre quotidien.
La rive gauche a perdu son âme, qui habite maintenant d'autres coins parisiens.
Evidemment, je n'avais aucune idée ou attente de Chapel Hill, puisque je n'avais jamais entendu parler de ce bled avant d'y arriver.
Par contre, sur les Etats-Unis, on a tous notre idée, fantasmée ou non. Cette idée, qui quelque part nous a fait choisir de venir dans ce pays.
Voilà, en trois exemples, comment je vois les Etats-Unis.
Un film - Il y a tellement de films qui représenterait les Etats-Unis, mais si je devais décrire l'idée que je m'en fait vraiment, je dirai que je choisirai My Blueberry Nights de Wong Kar Wai. Les US, c'est un trentenaire paumé qui tient une pâtisserie russe à NYC, une fille peu sûre d'elle, serveuse dans un bar pourri ou un casino de seconde zone, un vieux flic usé au bout de sa vie, et son ex-femme séparée car amoureuse d'un motard rebelle, un patron de café noir, intimidant et bienveillant, une accro au jeu trop sûre d'elle pour cacher un Oedipe mal digéré et puis à nouveau une fille remise qui revient chez elle après une année passée à se chercher.
Sur les Etats-Unis, aussi, Paranoid Park, American Beauty, No Country for Old Men, The Visitor...
Un livre - Les raisins de la colère de John Steinbeck. Définitivement le portrait des Etats-Unis le plus touchant dans sa lenteur d'exécution, que j'ai lu. Le Sud des Etats-Unis, l'espoir toujours présent d'une vie meilleure, la croyance que tout peut arriver, qu'il suffit de le provoquer, les gens tour à tour cruels et bienveillant, et la nature.
Aussi, A Man in the Dark, Less than Zero, Journal d'un vieux dégeulasse, A la poursuite du bonheur...
Une chanson - Blowin' in the Wind, Bob Dylan.
Ce week-end, je suis allée à Asheville, faire de la randonnée dans les montagnes, écouter de la musique live et rencontrer quelques hippies...
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La participation à ce blog n'a pas été très fructueuse (même si je vois vos visites, merci!) mais si ça vous dit de poster comment vous voyez les Etats Unis, je serai curieuse de savoir. Bise!
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