Le retour de Washington a été un peu rude.
J’étais plus ou moins à la masse dans mon cours le plus prenant, et je comprends toujours rien au logiciel de graphic design.
Mais j’ai passé une excellente semaine. Je voulais parler plus en détails des cours, mais ce sera pour un autre jour. Je voulais aussi parler de la « mode » au sens fringues ici à CH, mais ça aussi ce sera pour une autre fois.
Aujourd’hui, je vais juste raconter ma vie.
Cette semaine, on a eu une tornade (mardi je crois). J’étais en cours quand l’alerte a été donnée, et comme le labo de photo est au sous-sol on n’a rien entendu. Il est tombé des trombes d’eau mardi soir, j’avais jamais vu ça. Depuis ce jour, la vie à Chapel Hill est beaucoup moins humide, pour mon plus grand bonheur. La fin de l’humidité ne signifie pas fin de l’hostilité des êtres vivants dans ce climat. Mon mollet gauche a les proportions de la cuisse droite de Carlos depuis hier parce que je me suis fait piquée par un insecte, je sais pas trop lequel, à peu près 15 fois sur 5 cm² de peau.
Fini les « little talk » sur la pluie et le beau temps, passons aux choses sérieuses. J’ai été acceptée dans le journal de l’université « The Daily Tar Heel », un quotidien papier avec une sacrée réputation dans la région. Bon, d’après ce que j’ai compris, ils prennent plus ou moins tout le monde. Comme j’hésitais encore entre ça et le bureau des arts local, j’ai décidé d’écrire pour la section Arts du journal. Du haut de mon arrogance de semi-parisienne en villégiature dans le sud-est puritain des Etats-Unis, je pensais un peu que les pages Arts du DTH se limiteraient à relater le difficile vivotement des quelques galeries que partagent Chapel Hill et Carrboro. Je me suis fourvoyée. La région a une vie artistique très dynamique.
Par un hasard fortuit, je me suis retrouvée vendredi soir au vernissage d’une exposition au musée de mon campus. Elle était vraiment très diverse autant dans les origines des œuvres que leur époque. Ils avaient plusieurs Picasso, Monet, Rousseau ou Gauguin. Tout ça pour dire que Chapel Hill est vraiment une ville singulière. Minuscule au milieu de l’immensité américaine, elle se distingue par son dynamisme culturel et mœurs ultralibérales. Parenthèse agence de voyage terminée.
Après l’expo classo-bobo au musée, on a mangé libanais avant d’aller écouter de la musique live dans un bar en plein air dans lequel je suis entrée par un malicieux tour de passe-passe que je ne dévoilerai pas ici, mais qui marche à tous les coups, ou presque.
Sinon, je voulais aussi vous faire partager le savoir de mon pote germain Richard, et de ses règles. « Don’t be shy, don’t judge, don’t think anything is ridiculous ». Comme tout le monde est parti en 3A maintenant (du moins pour les Etats-Unis), mêmes ces retardataires de Californiens, je vous invite à les appliquer. On aura souvent tendance à juger la conduite de ces fous d’américains, à penser qu’ils ont un sérieux problème et qu’ils devraient sans doute ouvrir les yeux sur beaucoup de choses. Je le pense un peu mais j’essaye aussi de voir en eux ce qu’on trouve rarement chez les européens et de comprendre le pourquoi du comment. Même pour moi, le « don’t be shy » est sans aucun doute la plus facile de ces règles.
En vrac : j’ai remasterisé une affiche d’Harry Potter en tant que premier travail de graphisme, j’ai reservé un aller-retour pour Boston pour fin octobre, j’ai commencé à lire « Eating animals » tout en entamant ma 4ème semaine de végétarianisme, et j’ai découvert ce magnifique reportage photo/video de l’asso de photojournalisme d’UNC http://www.reframingmexico.org/en/, allez le voir, c’est intéressant, c'est bien fait, c'est beau.
Je pense avoir deviné ton malicieux tour de passe-passe !
RépondreSupprimermettre des talonettes?
RépondreSupprimer