mercredi 26 octobre 2011

home sweet carolina

Je suis dans le bus pour rentrer à Chapel Hill, de Boston.

Apres New York la semaine dernière, j’ai passé deux jours à travailler sur ce que j’en avais rapporté puis je suis repartie.

J’ai beaucoup bougé pendant le mois d’octobre, en Caroline et ailleurs.

J’en ai bien profité, mon anglais s’est amelioré, le quotidien n’est pas routinier et il me plait.

Je connaissais déjà Boston puisqu’au lycée, j’avais fait un échange avec un lycée americain deux années de suite.
D’ailleurs, mon prof et ses élèves etaient justement à Boston ce week end là.

La journée passée avec eux m’a fait realiser a quel point le temps a passé, si vite et a quel point j’ai evolué depuis que j’etais moi meme lyceenne. J’ai aussi realisé que je suis une sacrée veinarde, de pouvoir faire tout ca.

Je suis donc allée a Boston surtout pour voir Tomas et sa nouvelle vie…
Si vous y faites un tour, je vous conseille les coins de Cambridge, bien sur, et aussi Jamaica Plain, sorte de quartier méga bobo en plein essor –le tout en plus de downtown.

Apres deux week end consecutifs dans le Nord-Est des Etats-Unis, j’ai compris à mon tour à quel point le Nord et le Sud des Etats-Unis sont differents.

Ma Caroline, aussi au Nord soit-elle, est considerée comme le sud des Etats-Unis et on le sent.

Je l’avais remarque a New York mais encore plus a Boston.

Les gens sont differents. Enfin, les gens sont les gens mais leur attitude est différente.

A Boston, quand je suis arrivée dans le metro, j’ai souri de toutes mes dents a un grand vieux en costard, qui m’a répondu par un regard alerte et inquiet.
Ici, c’est surrealiste.
On se dit tous bonjour ou presque, dans le cas contraire, les gens se sourient. On raconte sa vie à la caissiere et on écoute celle du chauffeur de bus.

C’est grace a cette fameuse caracteristique des gens du sud que j’ai pu parlé aussi facilement à Bixente ou Ellen, que ma pote Erica m’a invitée chez sa grand-mere la troisieme fois qu’on s’est vues.

On pourrait se dire que c’est hypocrite d’ecouter les histoires de la caissiere, puisqu’qu fond ca bouleversera pas notre existence. Mais en vrai, écouter la caissiere ca change radicalement la facon dont tu envisages le rapport humain.

C’est plus des rapports utilitaires du tout.
Et quand ma banquiere m’ecrit un mail pour me demander comment va ma vie et me parler de son fils, je suis ravie de lui écrire et de la lire.

Ca ne change rien au fait que j’ai adoré être dans ces villes et que l’urbanité me manque beaucoup.
Mais j’aime beaucoup ma Caroline, et quand je rentre de voyage, comme la, j’ai vraiment l’impression de rentrer chez moi.



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Sondage : voilà deux mois que minus raconte sa vie ici alors je voulais avoir du feedback. Notamment sur la forme –est-ce que c’est trop des gros blocs ? Est-ce que c’est relou a lire ? est-ce que mon affluent lectorat prefererait une autre forme ?

Egalement, certains m’ont dit qu’ils ne pouvaient pas laisser de commentaires à cause du profil. En realité, il suffit de selectionner « Open ID/Nom/URL » et c’est bon !!
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Très bientôt, quelques photos de mon week end hors du temps a Occupy Wall Street.

lundi 17 octobre 2011

nyc!



Je parlais il y a deux-trois articles des 99%, du mouvement de mobilisation sur le campus etc.

J’ai appris que des étudiants américains allaient manifester a New York pour la journée du 15 octobre, et j’ai voulu y aller aussi.
Après des méga problèmes de dernière minutes que je peux pas vraiment dévoiler ici mais qui sont clairement la loose et l’angoisse faites moments (ca implique une station service, la mafia chinoise et un bord d’autoroute –malheureusement, tout est vrai), c’était parti.
Bref, je suis arrivée a NYC samedi matin avec une camera, mon appareil photo, mes micros et mon trépied, le tout faisant plus ou moins mon propre poids voire plus.

Je voulais pas le dire avant d’y aller parce que j’attendais d’y être pour le croire mais oui : j’ai tourné le premier reportage de ma vie a New York, entre Wall Street et Times Square pour l’immense et impressionnante manifestation du 15 octobre. SAUCE.

On a pris un café et on a foncé  à Wall Street, arrivant pile au moment ou la foule commençait à bouger.
On a suivi la manif toute la journée, parler a des millions de gens infiniment différents les uns des autres mais aux préoccupations si proches. J’ai beaucoup filmé, énormément appris, sur les US et sur le journalisme. Par exemple, je suis beaucoup trop minus pour être camerawoman un jour même si j’aime bien. Les interviews en contre-plongée c’est pas du meilleur effet.

De Wall Street a Washington Square a Times Square, cette journée était vraiment  unique et oui, vraiment un peu inoubliable. On a dansé  comme des cinglées à Times Square aux sons des musiciens présents.

Le tout s’est fini en une immense assemblée générale à Washington Square avec pizza gratos.

Pour une première expérience de filmage et de vrai reportage, c’était le bonheur.

Le lendemain, j’ai tout laisse tombé et on s’est juste baladées dans Central Park et a Brooklyn (et oui, prévisible a fond, mais je veux vivre a Brooklyn un jour).

Un week end c’est super court mais celui-ci m’a paru dure plusieurs journées.

Je mettrai en ligne le reportage/film que je monterai après Fall Break : j’ai 4 jours de vacances, et mercredi, je vais voir Tomas a Boston : youplaboum! 

Photos a venir!

dimanche 9 octobre 2011

hors du temps

Je lutte une dernière fois contre le sommeil avant d’aller m’écrouler de fatigue et de bonheur dans mon pieu.

Ce week end était fou !

On m’avait vendu l’évènement comme un festival complètement hors du temps et hors du monde –c’était vrai.
On est arrivés vendredi, et après un rapide briefing sur mon job, j’ai rejoins la bande qui avait monté les tentes et rencontré nos voisins des bois. Une hyper-hippie sans téléphone portable qu’on a surnommée Woodstock et qui dormait avec une fine couverture sur son hamac, pour ne citer qu’elle.

Le travail n’était pas vraiment très dur, un peu long parfois mais toujours sympa. Beaucoup de rencontres furtives, des souvenirs de gens qu’on ne reverra sans doute plus jamais. Facebook et internet en général ça nous a complètement coupé le plaisir mais aussi la frustration des rencontres éphémères. Là, c’était exactement ça, je regrette un peu de pas avoir pris le numéro d’un vieux hippie ingénieur du son avec qui j’ai parlé de refaire le monde pendant une bonne heure mais c’est aussi ça qui est cool, je garderai toujours un super souvenir de son aura bienveillante.

La soirée était géniale et la nuit glaciale. Après le cliché des chansons autour du feu, on a vagabondé de scène en scène pour essayer de saisir l’essentiel de la bonne musique présente. J’avais pas de sac de couchage et malgré mes 5 couches de vêtements, j’étais frigorifiée la première partie de la nuit, avant de bouger dans la tente de 6 personnes où la chaleur humaine a fait son effet.

Samedi, j’ai (re)gouté aux joies du djmebé pour me rendre compte que j’avais complètement perdu la main, j’ai trainé dans l’herbe, jouer avec des mômes (de ma taille), et bosser, un peu. La soirée était complètement démentielle entre danse survoltée et rencontres complètement improbables.

Ce matin, le lendemain de soirée s’est violemment fait sentir…

Bref, ce festival pour être plus précis, c’était l’endroit le plus « alternatif » que j’ai vu de ma vie. Alternatif dans un vrai sens d’alternative à nos vies. J’ai déjà répété cinquante fois que ma région était hippie, encore une preuve que je ne mens pas. C’était différent, et c’était différemment bien.

Je n’ai pas utilisé mon appareil photo les deux premiers jours car je voulais pas le laisser sous la tente du coup j’ai pas beaucoup de photos. 







Notre camp sous le drapeau danois








Et pour la musique, voilà quelques vidéo avec un coup de coeur spécial pour Noot d'Noot. Cette chanson en live était folle. 


Une géniale jeune chanteuse et guitariste qui a chanté seule ce matin car son groupe dormait encore. C'est la seule vidéo YouTube que j'ai trouvé pour elle, mais je vais essayer de voir s'ils ont un myspace... De la très bonne country! (le son est naze sur la vidéo)


Et pour finir, le groupe de musique africaine qui m'a totalement transportée en enflammée samedi soir -danse endiablée à n'en plus finir... 


vendredi 7 octobre 2011

They are the 99%

Petit interlude paisible dans le tournant trépidant que prend ma vie ces jours-ci.

On a passé le week-end dernier à la montagne, sous la neige et le froid,  dans un chalet magnifique et immense. J’ai fait semblant d’être une femme de la nature, je suis allée semi-randonner et j’ai cuisiné. C’était super chouette, mais même en faisant des efforts, j’y peux rien, I belong to the city.

On a très très peu dormi pendant ces trois jours, et je n’ai toujours pas rattrapé ce sommeil là puisque j’ai passé la semaine à monter des sons et à finir mes travaux de cours… Je suis complètement lessivée mais je pars dans une petite heure à un festival de Grassroot et « vie alternative » à une petite demi-heure de la maison. Pour ne pas payer, je fais du bénévolat là-bas, je vais bosser sur la scène.

Je sais pas si c’est très médiatisé dans les autres pays, mais en ce moment, il y a des mouvements de protestation qui naissent dans tous les Etats-Unis. Ca a commencé à Wall Street, et ça se propage vite, très vite. C’est une occupation pacifique des rues, campus, villes qui d’après ce que j’ai compris traduit un espèce de ras-le-bol du système économique actuel, des inégalités, du chacun pour soi. Mercredi une petite centaine d’étudiants de ma fac se sont rassemblés sur la place centrale et ont manifesté. C’est complètement nouveau pour eux les manifestations. C’est la première fois qu’ils en font, et ils ont vraiment une impression de transgression. Je trouve que c’est tellement stimulant. C’est tellement bon de voir les jeunes américains se soulever à leur échelle contre toutes les contradictions qui forment leur pays. Le risque c’est que le mouvement s’essouffle vite et ternisse. Mais ils y croient. De mon côté, je vois ça comme une étrangère et ça me ravit. Je vois aussi ça comme une étudiante en journalisme et j’ai l’impression d’assister à quelque chose de fort. Ces jeunes sont justes brillants et plein d’énergie, et de conviction. J’aime bien voir ça. J’aime bien voir les jeunes, dont on dit tout le temps qu’ils n’en ont rien à foutre, se mobiliser pour quelque chose, une vraie cause.

Je vais suivre ça de très près en tout cas.








jeudi 29 septembre 2011

Cet article n'a pas d'image mais c'est une cool histoire!

Je me suis bien faite à mon appartement et après avoir pendu ma crémaillère hier soir, je passe ENFIN une soirée posée chez moi après plus d’un mois d’excitation permanente.

Ce matin (j’ai l’impression que c’était la semaine dernière), mon prof nous annonce la super nouvelle que notre premier gros projet de montage d’interview est à rendre mardi. Il faut trouver des gens, une histoire, un moment. Quelque chose d’intéressant qui mérite qu’on en parle.

Pour nous entrainer au montage, on avait déjà du faire ça pour ce matin. J’avais eu beaucoup de chance sur ce coup là. Je savais pas trop quoi faire donc je suis allée marcher dans Carrboro et pour me détendre, j’ai fait les fripes.

Dans l’une d’elle, un espèce d’Emmaüs pour aider la réinsertion sociale, un homme d’une cinquantaine d’années commence à me parler de lui quand je lui dit que je suis européenne. Je sors mon micro et c’est parti. Il, Bixente, me raconte comment son identité est conditionnée par le fait qu’il soit mi-natif américain (indien), mi-hispanique mais malgré tout citoyen américain.

Il éclaire beaucoup de points sur la question des minorités aux Etats-Unis, mais de l’intérieur.
Tout ça nourrit la réflexion qui me travaille depuis quelques années, la question des minorités en France et notamment de la minorité arabe se retrouve dans la question de la minorité hispanique ici.

Il me raconte aussi comment il a décidé de quitter Los Angeles parce qu’il ne se sentait pas en sécurité, et qu’il voulait s’éloigner de toute la corruption qui y règne. Comme toutes les villes des Etats-Unis (du monde ?), mais peut être particulièrement dans celle-ci, il y a deux mondes présents qui s’ignorent totalement tout en vivant côtes à côtes.

Bixente me dit enfin qu’ici c’est surement l’endroit où les rêves se réalisent… sans savoir qu’il participe à l’un des miens.

Sans vouloir verser dans le sentimentalo-larmoyant, pour moi faire du journalisme, outre informer, c’est profondément rencontrer des gens, révéler en quoi leur histoire est singulière et intéressante. Parce que tout le monde, absolument tout le monde a une histoire singulière et intéressante.

Bref, j’ai eu de la chance de le rencontrer.

Aujourd’hui, j’étais sérieusement contrariée, car je savais que je ne serai pas dispo ce week end pour chercher une histoire, un moment, et je balisais.

Alors, j’ai décidé de retourner à Carrboro, me disant que j’aurai peut être de la chance, encore, qui sait.

C’est tellement prévisible, mais oui, j’ai encore eu de la chance.

Je marchais paisiblement perdue dans mes pensées, j’arrive au passage piéton et j’appui sur le bouton (oui ici ça devient pas vert si t’appuies pas sur le bouton) pour passer.

Devant moi, une femme en fauteuil roulant. Elle me remercie, et engage la discussion. Elle se présente, me demande ce que je fais dans le coin.

Alors je lui raconte, simplement, je cherche une histoire.

Elle me dit que je peux choisir son histoire ! Ellen, c’est une femme handicapée moteur, d’un handicap qui affecte aussi son élocution et ses gestes du haut du corps, d’une cinquantaine d’années, avec un énorme bac derrière son fauteuil roulant.

Elle est passée par des périodes difficiles mais maintenant et depuis quelques années, elle dirige son propre business en tant qu’avocate spécialisée dans les droits des handicapés. Elle m’emmène exactement où je veux aller pour trouver une histoire intéressante : le siège d’une association d’abris pour SDF. Elle connait tout le monde, me présente comme son amie journaliste, enfin bref, du gros délire, du bonheur, des étoiles dans les yeux blablabla.

Elle me fait rencontrer la manager et je fais mon interview.

Ensuite, c’est Ellen que j’interview, parce qu’elle est quand même beaucoup plus intéressante. Elle me raconte comment le centre l’a aidée à rencontrer du monde pour monter sa boite, mais surtout a été une oreille attentive à ses problèmes. Elle me dit que ça a changé sa vie. Et c’est sans doute vrai. Elle a écrit deux livres, elle est très active et reconnue en Caroline du Nord et elle me dit qu’elle est sans doute la femme la plus puissante de Carrboro. Ca me fait rire mais je la crois.

Voilà, c’est exactement pour ça que je veux faire du journalisme, c’est exactement pour ça que je marche sans but tous les week ends dans Carrboro, c’est exactement pour ça que je suis venue ici.

C’est peut-être pas vraiment des « news », et pas vraiment informatif, mais c’est définitivement un moment et une histoire.

C’est aussi pour ce genre de rencontres et d’imprévus que je ne reste pas dans mon coin, comme j’en ai parfois un peu l’habitude. Et c’est évidemment aussi pour ça que malgré tous leurs travers, j’adore les Etats-Unis.

Bon et sinon, demain je pars dans une cabane à la montagne, il va enfin faire moins de 30°C, le tout avec un allemand, deux danois, une suédoise, deux américains, un anglais, une néo-zélandaise, un australien, une tchèque et une française !

Bisou !

mardi 27 septembre 2011

Show me how to dance



Aujourd’hui c’est lundi, et la semaine qui vient de s’ecouler a ete folle folle!

J’ai oublié d’aller en cours lundi matin, je me suis enfermée en dehors de ma chambre mercredi et j’ai déménagé vendredi aprem. Oui j’ai déménagé, après avoir passé une nuit d’angoisse a ne pas pouvoir dormir du fait des ronflements de ma coloc, avoir essayé de dormir dans la lounge room ou le canap est trop petit même pour moi et ou la lumiere ne s’éteint pas, j’ai pris la decision de bouger de ce dorm bruyant et impersonnel (oui, je suis une princesse), et pour une centaine d’euros de plus par semestre, je me permet le luxe d’avoir un vrai appartement, dans une maisonnée entourée par les arbres et la végétation (et les animaux sauvages - j'ai vu un lézard ce matin même). C’est grand, il n’y a pas de coloc dedans pour l’instant, j’ai une cuisine et ma propre salle bain. A part l’odeur ignoble de mon matelas et les cafards morts qui squattent le hall, tout est coolos. 

Sans transition, voila les deux photos que j'ai présenté pour ma première note en photojournalisme, sur le thème de la composition. Pas du gue-din mais des moments sympas.










Cliquez sur les images pour plus grand et meilleure qualité !

samedi 17 septembre 2011

into the wild

Samedi – 22h18

On aurait pu croire que ce serait la big teuf là ce soir mais on a opté pour une soirée méga posée à l’Union.
L’Union c’est un peu l’endroit lounge pour les étudiants, on peut prendre un bagel et un café en lisant sur les canapés, ou bosser au sous sol. C’est plutôt coolos.

Je lis la presse américaine depuis deux heures. Ils ont une façon super étrange d’envisager l’information. Alors déjà, ils citent les noms partout. Genre, dans notre journal, le DTH, ils donnent les noms des élèves accusés de « sexual assault », et apparemment y’en a beaucoup. Je crois qu’ici sexual assault ça peut aussi bien être un viol aggravée qu’une main légèrement baladeuse dans le bus.

Les médias, surtout les plus locaux, sont pleins d’histoire de morts, de peine de mort. De quoi attirer le larron à lire son papier. Dérangeant. La peine de mort, c’est tout à fait normal, c’est accepté, ça a pas l’air de perturber grand monde. Nous les européens, ça nous choque tellement. Cultural choc dudes.

Le choc culturel entre la France et les Etats-Unis, il est plus intense que l’on pourrait le croire. Non, c’est deux mondes à part, totalement différents l’un de l’autre, et qui s’ignorent un peu.

Malgré le fait que je sois dans le sud, je suis dans une zone plutôt progressiste et libérale. Même si mon Etat vient de voter un amendement interdisant le mariage homosexuel.

Ca fait un mois que je suis là et la routine s’installe peu à peu. Pas une routine chiante, ni particulièrement excitante, mais une routine différente. Une routine qui fait que je suis stimulée constamment par des dizaines de choses qui me changent de mon environnement habituel et qui fait que j’ai l’impression de vivre une parenthèse dans ma vie normale.

Aujourd’hui on est allés au marché et on a de nouveau cuisiné chez Torrey (enfin quand je dis on, c’est absolument pas moi vu que je suis cuisine très mal). Après je devais prendre quelques photos pour mon cours, et aussi pour le plaisir alors je me suis baladée dans Carrboro. Evidemment, je me suis perdue –dans la forêt. Ce qui n’est pas la meilleure chose qu’il puisse m’arriver dans un pays encore étranger. J’ai bien cru que j’allais devoir refaire le coup que je réserve habituellement à Tomas à mon pote Simon : « Salut, je suis perdue tu peux regarder sur internet où je suis stp » mais j’en ai pas eu besoin. J’ai un peu flippé mais en vrai j’ai vite retrouvé ma route et l’environnement était serein et rassurant. Ca me fait super bizarre de ne pas vivre en ville. De marcher 10 minutes pour me retrouver dans les bois, où on entend que le bruit des écureuils dans les arbres et des branches sous nos pas. C’est agréable.

Quelques photos résultants de mes tentatives d’apprivoiser mon appareil. Plus dur qu’on le croit !

J'aime beaucoup cette photo. C'est pour l'exercice de profondeur en photo. La blonde au milieu, c'est ma pote de photojournalisme Erica, qui est contre tout et tout le monde. C'est la moins américaine de mes potes américaines. 





Le fameux farmers market du samedi matin à Carrboro



After the game : exercice de profondeur

Update d’1h25 : on est quand même allés s’enfiler quelques verres dans un bar.