Je lutte une dernière fois contre le sommeil avant d’aller m’écrouler de fatigue et de bonheur dans mon pieu.
Ce week end était fou !
On m’avait vendu l’évènement comme un festival complètement hors du temps et hors du monde –c’était vrai.
On est arrivés vendredi, et après un rapide briefing sur mon job, j’ai rejoins la bande qui avait monté les tentes et rencontré nos voisins des bois. Une hyper-hippie sans téléphone portable qu’on a surnommée Woodstock et qui dormait avec une fine couverture sur son hamac, pour ne citer qu’elle.
Le travail n’était pas vraiment très dur, un peu long parfois mais toujours sympa. Beaucoup de rencontres furtives, des souvenirs de gens qu’on ne reverra sans doute plus jamais. Facebook et internet en général ça nous a complètement coupé le plaisir mais aussi la frustration des rencontres éphémères. Là, c’était exactement ça, je regrette un peu de pas avoir pris le numéro d’un vieux hippie ingénieur du son avec qui j’ai parlé de refaire le monde pendant une bonne heure mais c’est aussi ça qui est cool, je garderai toujours un super souvenir de son aura bienveillante.
La soirée était géniale et la nuit glaciale. Après le cliché des chansons autour du feu, on a vagabondé de scène en scène pour essayer de saisir l’essentiel de la bonne musique présente. J’avais pas de sac de couchage et malgré mes 5 couches de vêtements, j’étais frigorifiée la première partie de la nuit, avant de bouger dans la tente de 6 personnes où la chaleur humaine a fait son effet.
Samedi, j’ai (re)gouté aux joies du djmebé pour me rendre compte que j’avais complètement perdu la main, j’ai trainé dans l’herbe, jouer avec des mômes (de ma taille), et bosser, un peu. La soirée était complètement démentielle entre danse survoltée et rencontres complètement improbables.
Ce matin, le lendemain de soirée s’est violemment fait sentir…
Bref, ce festival pour être plus précis, c’était l’endroit le plus « alternatif » que j’ai vu de ma vie. Alternatif dans un vrai sens d’alternative à nos vies. J’ai déjà répété cinquante fois que ma région était hippie, encore une preuve que je ne mens pas. C’était différent, et c’était différemment bien.
Je n’ai pas utilisé mon appareil photo les deux premiers jours car je voulais pas le laisser sous la tente du coup j’ai pas beaucoup de photos.
Notre camp sous le drapeau danois
Et pour la musique, voilà quelques vidéo avec un coup de coeur spécial pour Noot d'Noot. Cette chanson en live était folle.
Une géniale jeune chanteuse et guitariste qui a chanté seule ce matin car son groupe dormait encore. C'est la seule vidéo YouTube que j'ai trouvé pour elle, mais je vais essayer de voir s'ils ont un myspace... De la très bonne country! (le son est naze sur la vidéo)
Et pour finir, le groupe de musique africaine qui m'a totalement transportée en enflammée samedi soir -danse endiablée à n'en plus finir...
Baba cool dépravée, va. Tu vas nous revenir avec un tatouage, des dreads, un sarouel et un écarteur d'oreille si ça continue!
RépondreSupprimerEn tout cas ton article fait "plaisir à lire".