Je suis dans le bus pour rentrer à Chapel Hill, de Boston.
Apres New York la semaine dernière, j’ai passé deux jours à travailler sur ce que j’en avais rapporté puis je suis repartie.
J’ai beaucoup bougé pendant le mois d’octobre, en Caroline et ailleurs.
J’en ai bien profité, mon anglais s’est amelioré, le quotidien n’est pas routinier et il me plait.
Je connaissais déjà Boston puisqu’au lycée, j’avais fait un échange avec un lycée americain deux années de suite.
D’ailleurs, mon prof et ses élèves etaient justement à Boston ce week end là.
La journée passée avec eux m’a fait realiser a quel point le temps a passé, si vite et a quel point j’ai evolué depuis que j’etais moi meme lyceenne. J’ai aussi realisé que je suis une sacrée veinarde, de pouvoir faire tout ca.
Je suis donc allée a Boston surtout pour voir Tomas et sa nouvelle vie…
Si vous y faites un tour, je vous conseille les coins de Cambridge, bien sur, et aussi Jamaica Plain, sorte de quartier méga bobo en plein essor –le tout en plus de downtown.
Apres deux week end consecutifs dans le Nord-Est des Etats-Unis, j’ai compris à mon tour à quel point le Nord et le Sud des Etats-Unis sont differents.
Ma Caroline, aussi au Nord soit-elle, est considerée comme le sud des Etats-Unis et on le sent.
Je l’avais remarque a New York mais encore plus a Boston.
Les gens sont differents. Enfin, les gens sont les gens mais leur attitude est différente.
A Boston, quand je suis arrivée dans le metro, j’ai souri de toutes mes dents a un grand vieux en costard, qui m’a répondu par un regard alerte et inquiet.
Ici, c’est surrealiste.
On se dit tous bonjour ou presque, dans le cas contraire, les gens se sourient. On raconte sa vie à la caissiere et on écoute celle du chauffeur de bus.
C’est grace a cette fameuse caracteristique des gens du sud que j’ai pu parlé aussi facilement à Bixente ou Ellen, que ma pote Erica m’a invitée chez sa grand-mere la troisieme fois qu’on s’est vues.
On pourrait se dire que c’est hypocrite d’ecouter les histoires de la caissiere, puisqu’qu fond ca bouleversera pas notre existence. Mais en vrai, écouter la caissiere ca change radicalement la facon dont tu envisages le rapport humain.
C’est plus des rapports utilitaires du tout.
Et quand ma banquiere m’ecrit un mail pour me demander comment va ma vie et me parler de son fils, je suis ravie de lui écrire et de la lire.
Ca ne change rien au fait que j’ai adoré être dans ces villes et que l’urbanité me manque beaucoup.
Mais j’aime beaucoup ma Caroline, et quand je rentre de voyage, comme la, j’ai vraiment l’impression de rentrer chez moi.
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Sondage : voilà deux mois que minus raconte sa vie ici alors je voulais avoir du feedback. Notamment sur la forme –est-ce que c’est trop des gros blocs ? Est-ce que c’est relou a lire ? est-ce que mon affluent lectorat prefererait une autre forme ?
Egalement, certains m’ont dit qu’ils ne pouvaient pas laisser de commentaires à cause du profil. En realité, il suffit de selectionner « Open ID/Nom/URL » et c’est bon !!
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Très bientôt, quelques photos de mon week end hors du temps a Occupy Wall Street.
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