mercredi 11 avril 2012

peu pour être heureux

Comme prévu, je n'ai pas vraiment le temps de pondre autre chose que mes pamphlets larmoyants alors je vais m'y tenir. 

Celui-ci est le moins sentimental cependant, et le plus pratique de tous. 
Comme vous savez, souvent (tout le temps) je sur-réfléchis chaque instant de mon existence jusqu'à le disséquer et en dresser des conclusions philosophiques sur ce que c'est que d'être humain, mais dans cet article je vais parler, évidemment de réflexion, mais qui s'est couplée d'une action. 

Cet article risque d'être redondant pour ceux qui suivent mon blog régulièrement mais on s'en tape. 

Vivre un an à Chapel Hill ça a vraiment, profondément j'espère, changé mes habitudes de consommation. 
J'ai toujours vécu dans une grande ville, j'en ai jamais rien eu à foutre des arbres, de l'herbe, de la nature, des animaux, je triais même pas mes déchets à Paris (shame, je sais), enfin bref j'étais juste très égoïste à ce niveau là. 
C'est comme pour le féminisme : ça me touche pas donc j'y pense pas. Ce qui est à peu près le raisonnement le plus débile de la terre. 

Avant de venir, j'ai donc lu ce livre fascinant et unique que vous devriez TOUS lire sans exception, No Impact Man, de Colin Beavan. 
Après, je suis arrivée ici et j'ai rencontré plein de gens qui ne vivaient pas comme j'avais toujours vécu. Ils étaient préoccupés par des causes qui me passaient au dessus de la tête. Je m'y suis intéressée, pourquoi achètent-ils local, quelle importance, pourquoi ont-ils arrêté de manger de la viande, pourquoi ont-ils tout quitté pour devenir fermiers?
En arrivant, j'ai moi même arrêté de manger de la viande, et ce qui a commencé par être une expérimentation juste pour voir, est vraiment devenu un engagement. Je me suis vraiment renseignée, notamment par le fabuleux Faut-il manger les animaux de Jonathan Safran Foer et ça m'a ouvert les yeux.

Je ne mange plus de viande, je consomme des produits locaux uniquement, bios au possible. Je ne consomme plus à outrance, j'essaye de ne pas être heureuse juste parce que j'ai une nouvelle "chose", juste parce que je possède un nouvel objet préfabriqué. Je puise mes ressources ailleurs. Au Etats-Unis, c'est particulièrement difficile tant la société de consommation est étendue. Aujourd'hui, manger un vrai bon repas de qualité (beaucoup plus facile en France) revient au même sentiment prodigué par l'achat d'une nouvelle paire de pompes quand j'habitais à Paris, j'exagère à peine. 

Je suis beaucoup plus lucide sur les efforts qu'on a tous à faire pour aider notre environnement et pour aider les autres. 
Je suis également très lucide sur le fait que ce mode de vie a un prix, un prix que je pourrai/voudrai sûrement pas payer à Paris. 
Ici, c'est plus facile, c'est paumé, en gros il n'y a pas vraiment d'autres tentations. Mes folies de consommation, c'est du fromage (ultra cher) de temps en temps ou un voyage coolos. 
Je ne sais pas si mon mode de vie sera influencé par tout ça quand je rentrerai en France, mais j'espère vraiment. La grosse différence étant que maintenant je sais et j'agis et qu'avant je savais mais je m'en foutais. Ce qui est sûr, c'est que je resterai végétarienne, pour des raisons multiples, et que je mettrai sûrement les pieds pour la première fois de ma vie chez Naturalia. 

En gros... si je devais résumer brièvement... Je suis beaucoup plus lucide et réaliste mais paradoxalement, beaucoup plus idéaliste aussi, parce qu'il faut bien croire au changement pour accepter de changer soi-même.

Cette conclusion fait très fin de dissert atroce, je suis désolée. 

Bisou!

mercredi 4 avril 2012

Le mois sentimentalo-mielleux et personnellement-public


Au départ, je n’allais pas parler de ça. Déjà, parce que je déteste parler de ce que je ressens sur internet (même si je l’ai déjà largement fait sur Minus) et aussi, parce que honnêtement, j’étais beaucoup trop sonnée pour écrire quoi que ce soit.

Je retiens une phrase qui résume un peu :
“Mais à bien y réfléchir, le lien nous unissant à "Richie" avait ceci de particulier qu'il était à la fois précieux et inexplicable.”. Inexplicable, c’est exactement ça.


Hier soir, j’aurais bien retrouvé l’étroite et bondée Rue Saint Guillaume. La “communauté” a toujours été un concept que j’ai détesté au plus haut point. Mais là, je m’aperçois pour la première fois des codes et des liens qui unissent la communauté des gens de Sciences Po. C’est un peu étrange.

Aujourd’hui, nous sommes le 4 avril. Il me reste exactement 1 mois avant de quitter Chapel Hill. C’est une chose qui me fait dresser des bilans. Je n’y peux rien, les bilans j’en fait tout le temps, c’est comme les listes (moi, névrosée?), j’en ai besoin. Pour savoir où j’en suis et quelle est la prochaine étape.

Simplement, pour cette 3A, dont j’ai partagé l’expérience avec vous sur Minus, je ne veux pas garder mes bilans pour moi. J’ai l’impression que beaucoup de choses ont changées depuis que j’ai écrit “a cockroach story”. Comme je n’aurai pas trop le temps de publier en avril, je n’écrirai que des mini réflexions sur ce que m’a apporté ma 3ème année à l’étranger (et en vrai ça m’aidera surtout beaucoup à écrire mon rapport de séjour).

Alors voilà, en avril, sur Minus, je vais être sentimentalo-mielleuse et personnellement-publique, vous êtes prévenus.

Avant d’entrer dans les détails dans les articles qui suivront, je vais apporter un bref aperçu de l’aspect le plus important de ma 3A et de toute ma scolarité à Sciences Po d’ailleurs.

Ma troisième année m’a appris que je devais croire en mes rêves.
Oui oui, je vous vois venir, voilà Minus qui se la joue gaucho-hippio-utopiste encore.
Mais c’est vrai.
Sciences Po, de façon plus générale, est ce qui m’a permis de croire en mes rêves, et des rêves, vous savez que j’en ai PLEIN.
Si Sciences Po m’a permis de croire en mes rêves, c’est que Sciences Po, à un moment, ça a été un rêve lui aussi.
La 3ème année aux Etats-Unis, en journalisme, c’était un rêve aussi.
Tourner un reportage amateur à New York, c’était un rêve.
Ecrire un script, c’était un rêve.
Et tout ça, maintenant, grâce à des dizaines de gens différents, c’est ma réalité.

C’est simple, c’est con, tellement évident qu’on y croyait même plus. Il faut juste rêver un peu, y croire, et se donner. Et ça marche!!

Mais bien sûr, si personnellement je suis passée par ce chemin là, pas besoin d’être à Sciences Po où de vouloir y entrer pour avoir des rêves et les réaliser... Il faut juste... foncer!! (be awesome, fuck the fear?)

Love. 

mardi 20 mars 2012

j'aime manger libanais et faire du vélo

Je m'étais promis de dormir tôt aujourd'hui, juste parce que ça fait deux nuits que je dors 5h (ceux qui me connaissent bien savent que ma moyenne pour être en forme tourne autour de 12h30 de sommeil) mais j'ai quand même envie de poster ici, car ça fait un moment.


La vie suit son cours à Chapel Hill, un cours un peu moins routinier et un peu plus stimulant ces temps-ci. Tomas est venu me rendre visite dans mon petit bled et ça m'a fait un bien fou! C'était la transition idéale entre Spring Break et le retour à la masse de taff que j'ai. Il est resté trois jours et on a pas fait vraiment énormément de choses, mais quoi de mieux que de chiller dans l'herbe au soleil avec mon meilleur popain, et ce 6h par jour pendant 3 jours? Ben ouais, rien de mieux. Avec Tom, on se sera vraiment vus ultra régulièrement pendant cette 3A, même à 15h de bus de distance... Cool cool!
Avec Tomas est revenu le beau temps en Caroline, avec le beau temps l'humidité et avec l'humidité les cafards. Je sais, ces bestioles sont des personnages récurrents sur ce blog, mais vraiment ils sont énormes.


Bon sinon, hier je suis allée à une conférence donnée par un développeur qui travail pour MediaStorm, basé à Brooklyn. J'ai ultra aimé son discours. Ses premières phrases étaient : FUCK THE FEAR, BE AWESOME. Oui, c'est très américain, oui c'est méga cliché et ça fait beau sur le papier, oui oui oui. Mais son message était ne vous laissez pas stopper par ce que vous pensez insurmontable, car ça n'est pas insurmontable. Vous n'avez pas besoin d'un meilleur objectif, d'un autre cours de photo, d'argent, de matos etc. On a juste besoin d'une bonne idée et de s'y fier. Si vous ne trouvez pas de bonne idée, mettez vous des contraintes, et tenez vous y. Ce type s'appelle Eric Maierson.


Après la conf, je suis allée à un concert toute seule. Ouais, j'étais jamais allée à un concert toute seule, là j'ai décidé d'y aller au dernier moment donc j'étais toute seule. Un pote m'a rejoint au deuxième groupe (sur 3) mais c'était vraiment cool.
Je suis allée voir le groupe français Housse de Racket. Quand j'ai vu qu'ils passaient, j'ai écouté ce qu'ils faisaient et même si j'étais extrêmement sceptique quant à leur nom, ça ne change rien à la qualité de leur musique et surtout à leur énergie en live. Vraiment un pur show comme je les aime ici, pour 10 dollars, 3 groupes, une bonne ambiance dans une toute petite salle. Ca va m manquer cette scène musicale cheap et dynamique.


Pour finir... Je vais me la raconter un peu. Mon troisième projet multimedia pour mon cours où je comprends semi-rien était, à partir d'une base wordpress, de créer un site personnel sur lequel on posterait nos travaux de journalisme depuis le début de l'année. On devait donc s'occuper d'une petite partie du design et d'une partie du codage. C'était pas ultra facile mais c'est fait! On devait aussi créer une page "about me" pour se décrire etc donc là je me suis lâchée. Je n'ai pas réussi à poster davantage de travaux et je ne suis pas satisfaite de la typographie du titre mais j'y travaille. Mon projet final pour ce cours sera de finaliser ce site en un vrai truc entièrement fait par nous, à des fins professionnels. Voilà, je suis contente de vous présenter mon projet 3/mon site.


Ah oui, encore du live, je vais voir The Black Keys à Charlotte ce week-end, yihaaa :)

samedi 10 mars 2012

un et demi

Encore un article en plusieurs morceaux, écrit au cours de mon Spring Break. 


Je suis dans le bus, en plein milieu de la Virginie, en plein milieu de mon Spring Break. J’ai voulu un Spring Break off. Du repos, de la bonne nourriture, des têtes connues et du plaisir. Lizzy, qui a étudié à Sciences Po l’an dernier, m’a proposé de la suivre dans ses différents voyages. On a commencé samedi par nous rendre à Asheville.


J’avais déjà vu Asheville mais j’ai encore plus apprécié cette fois-ci. Nous étions chez la sœur de Lizzy, on a vu un superbe couple en concert, manger plus que bien, vu des films, lu, on s’est baladées et reposées. C’était exactement ce dont j’avais besoin, vu que ces dernières semaines ont été assez lourdes à Chapel Hill. Cette escapade m’a rappelée pourquoi j’aime tellement cet endroit. La sérénité, le calme, les gens. Le bonheur quoi.


Ensuite, on est allées chez ses grands-parents qui vivent près de Blacksburg en Virginie, là ou est située l’université Virginia Tech. C’était vraiment génial. Ils mènent des programmes de recherche sur des châtaigniers et cultivent des dizaines d’arbres dans les alentours des forets nationales de Virginie. La grand-mère de Lizzy, Lucille, s’occupe de tout ce qui est manuel, elle prend soin des arbres et gère l’administratif. C’est vraiment une femme incroyable. Elle a un rythme effréné, pour une femme de son âge, fais du sport tous les jours, regarde un film par jour et lis les journaux quotidiens. C’était vraiment impressionnant. Exactement ce que j’attendais de mon Spring Break. Je me suis bien reposée, ai repris des forces et me suis calmée. Là, je suis sur la route de Washington pour reprendre un shot d’urbanité très nécessaire, avant d’enchainer sur la dernière ligne droite, déjà. Il reste un mois et demi
de 3A et ça fait très étrange. Mais l’heure n’est pas encore aux bilans, so stay tuned !!


Vendredi 9 mars 2012.


Il est 9h du matin un lendemain de sacrée fiesta et je suis déjà réveillée. Je suis arrivée à Washington mercredi soir et maaaan, j’ai déjà passé du putain de bon temps. Alors déjà mes loulous j’ai pris plein de photos, d’habitude je déteste mais là je vous ai ramené plein de preuves visuelles du cool que c’est. J’ai déjà visité tous les trucs touristiy quand je suis venue à DC en septembre, et je sais pas si vous vous rappelez mais cette ville m’avait agacée. Là, c’est une toute autre approche. Déjà, je squatte chez/avec des amis de Sciences Po (merci les loulous) qui vivent ici, et ça change tout. C’est beaucoup plus chill, on traine, et en réalité c’est ce que je préfère dans un voyage. Zéro prise de tête, et déambuler dans les rues, j’ai toujours trouvé que c’était le meilleur moyen de s’imprégner de l’atmosphère d’un endroit. On est allés dans un bar installé dans l'ancienne maison de Théodore Roosevelt, ambiance coolos, avec un concert de reggea/hip hop très sympa. On a déambulé dans Georgetown, entre autres, et j’aime toujours autant.
C’est vivant et jeune, ultra preppy mais vraiment agréable. Tellement cool d’être dans une ville !


Samedi soir, je viens d'arriver chez moi après quelques heures de bus à nouveau. "Tellement cool d'être dans une ville", ça résume clairement mon état d'esprit du moment. Chapel Hill, c'est un endroit à part, hors du monde et du temps, du moins hors du monde tel que je l'ai toujours connu. Pas de ville, des alentours ruraux, beaucoup d'activité mais strictement reliée à la vie du campus (hormis la musique live, heureusement)...
Etre à DC rien que pour deux jours ça m'a rappelé à quel point j'adooore en tous point la vie urbaine, et à quel point ça me manque vraiment vraiment.
Ca m'a aussi donné envie d'explorer tous les endroits que je n'ai pas encore eu le temps d'explorer à Chapel Hill.
Passer deux jours dans une grande ville, c'était exactement ce dont j'avais besoin. Lundi je reprends les cours, les choses sérieuses reprennent avec des préoccupations sur l'AVENIR et la suite... et la visite de Tomas la semaine prochaine!


Lots of love!

mercredi 22 février 2012

des photos et des hommes

Ces deux dernières semaines sont assez dures pour le monde du journalisme. 
Apres la mort la semaine dernière du talentueux correspondant américain spécialisé dans le Proche et Moyen Orient Anthony Shaddad, ce matin les médias français comme américains relayent la mort du photojournaliste de 28 ans Remi Ochlik et de la reporter de guerre américaine Marie Colvin. Ils sont morts tués par une roquette alors qu'ils documentaient le conflit a Homs en Syrie. 
C'est des nouvelles qu'ont reçoit toujours avec difficulté quand on étudie le journalisme ou qu'on s'y destine... 


Je pourrai mettre ces photos ici mais la qualité ne sera pas optimale, alors allez juste jeter un oeil sur le site de World Press, pour voir l'impressionnant reportage photos en Libye pour lequel Remi Ochlik a reçu le premier prix World Press. 


Ici : http://www.worldpressphoto.org/photo/2012remiochlikgns1-al?gallery=2634





Et la, le témoignage de Jean Pierre Perrin, reporter chez Libé. 

"On nous a dit que le régime syrien avait l'intention de tuer tous les journalistes".

Dur.

mercredi 15 février 2012

avorter en amérique

Ca faisait un petit moment que je pensais à cet article, que j'avais vraiment envie de parler d'une manière ou d'une autre des droits de la femmes aux Etats-Unis, particulièrement dans le Sud. 

L'un des débats que j'ai le plus suivi jusqu'à maintenant aux Etats-Unis a été celui concernant l'avortement. Je suis atterrée de voir que les pratiques que j'évoque dans cet article sont effectivement appliquées. J'ai essayé d'être la plus précise possible. Pour un article de fond, c'est assez court, mais sur un sujet pareil c'est extrêmement dur pour moi d'écrire beaucoup sans verser dans le pamphlet politique. Je ne suis pas restée neutre dans ces lignes, mais j'ai tout de même essayé de retranscrire les faits tels qu'ils sont, avec un maximum de justesse. J'attends vos retours. 


Bisou! 


De l'avortement en Amérique



La campagne pour la présidentielle américaine bat son plein et chacun sait, en toute rationalité, qu’elle sera décisive sur certains thèmes auxquels les électeurs américains sont particulièrement sensibles. Parmi ces thèmes là, l’avortement. L’avortement aux Etats-Unis a connu et connait toujours un tortueux chemin pour être reconnu et surtout appliqué comme un droit.

Le 22 janvier 2012, les Etats-Unis célébraient le 39eme anniversaire de l’arrêt de la cour suprême Roe versus Wade, rendant légal pour les femmes d’interrompre leur grossesse au cours du premier trimestre. Depuis, la légalité et la procédure d’avortement devrait en principe dépendre de la législation de l’Etat fédéral, sauf procédure législative particulière pour s’y soustraire, et devrait appliquer les closes décidées suite a Roe versus Wade. C’est rarement le cas.

Avorter aux Etats Unis, c’est possible?

Si l’avortement est largement accepté dans les Etats progressistes des Etats-Unis, le Sud et le Midwest restent des terres ou les droits des femmes et leur position dans la société laisse encore à désirer.

Apres l’Alabama, l’Arizona, la Floride, le Kansas, la Louisiane et le Mississippi, le Texas est devenu au début du mois de février le septième Etat américain à imposer aux femmes désirant avorter l’écoute du son produit par le cœur du fœtus avant de prendre une décision. Les partisans du mouvement pro-life justifient la plupart du temps ces mesures par leur croyance religieuse, et l’application du cinquième commandement de la Bible. Lorsque ces derniers n’évoquent pas la religion, ils proclament aider la femme, la libérer de la pression de la société et la guider vers le bon choix.

“Plus vite nous pourrons procurer des ultras sons aux femmes considérant l’avortement, plus le nombre de vies que nous pourront sauver sera important.”, a déclaré l’ancien candidat aux primaires et gouverneur du Texas Rick Perry.

Mais dans l’Etat républicain, la procédure d’avortement ne s’arrête pas là. Avant de l’opérer ou de lui administrer le moindre médicament, le praticien doit impérativement montrer et décrire en détails l’image obtenue par échographie à la patiente. Après l’image et le son, les femmes doivent prendre une période de 24 heures, en dehors de tout contact avec les équipes médicales, et revenir seulement après ces 24 heures pour subir l’avortement si elle le souhaite toujours.

L’ambition est claire : rendre l’avortement quasi impossible, très lourd psychologiquement en rendant les femmes coupables d’un geste qu’elles regretteront forcément, c’est évident.

Le Texas, après un long procès en défaveur de la loi, est le premier Etat à faire entrer dans sa législation ces trois dispositions réunies (ultrasons, image, description), mais ces innovations ont vite fait des adeptes.

State of North Carolina VS Planned Parenthood

Le 29 septembre 2011, Planned Parenthood (l’équivalent du Planning Familial), parmi de nombreuses autres associations protégeant les libertés et les droits des femmes, a décidé d’amener la loi sur la procédure d’avortement, fraichement voté à la Chambre de Caroline du Nord, devant les tribunaux.

Après l’Oklahoma, la Chambre des représentants de Caroline du Nord, majoritairement républicaine malgré une gouverneur démocrate, a voté une modification de la procédure d’avortement. La nouvelle loi ressemble de très près à la législation texane.

Là encore les arguments se suivent et se ressemblent. Paul Stamm, membre de la majorité n’a pas hésité à déclarer à un journaliste de la chaine local ABC 11 que “99% des femmes qui avortent sont mal informées quant aux nombreux dangers de la procédure”.

De l’autre côté, Planned Parenthood, qui pratique des avortements et prodigue des moyens contraceptifs, dénonce l’intrusion des politiciens dans la relation docteur-patient. En effet, l’organisation argumente que non seulement ces procédures limitent incroyablement la liberté des femmes, et les culpabilisent au plus haut point, mais elles dégradent également considérablement la relations que les patientes entretiennent avec leurs médecins, qui apparaissent dès lors comme les prêcheurs d’une idéologie à laquelle ils n’adhèrent pas forcément.

Tout comme en Oklahoma, la cour de Caroline du Nord n’a pas encore rendu de décision quand à l’application ou non de ces nouvelles procédures. En attendant le jugement, l’application de ces dispositions n’est pas encore requise lors de la procédure, pendant que certains Etats, comme la Virginie, se dirigent vers des législations similaires.

Et maintenant ?

Lors de sa campagne de 2008, Barack Obama avait milité pour son plan de sécurité sociale pour tous, surnommé ObamaCare. Alors que sa dernière année de mandat se consume rapidement, le président américain espère mettre en place certaines dernières mesures dans cette direction.

Concernant la contraception, le président Obama se prononce en faveur d’une contraception gratuite pour toutes. Un pas monumental pour donner aux femmes le choix.
Les institutions affiliées à des groupes religieux contre la contraception ont alors créé la polémique en annonçant qu’elles refuseraient tout simplement de payer les traitements destinés à leurs employées. Le président s’est donc rabattu sur un compromis : les assurances seront chargées de prendre en charge les frais de contraception pour les femmes employées par ces institutions (principalement des universités et hôpitaux).

Du côté des 4 candidats républicains encore en lice, tous se prononcent pour le renversement de l’arrêt Roe versus Wade, afin de faire en sorte que l’avortement puisse devenir une pratique entièrement illégale pour les Etats qui le souhaitent.
Ainsi, le Texas, l’Oklahoma, la Caroline du Nord et bientôt la Virginie n’auront plus à faire preuve d’une imagination débordante pour bannir l’avortement; la loi s’en chargera. 

mardi 14 février 2012

des bisous

La Saint Valentin c'est un sacré big deal ici. Je vais pas m'étendre, je veux juste montrer ici une mini et non-exhaustive sélection perso des baisers les plus cool du cinema. 


Bisou!


Casablanca, Michel Curtis


My Blueberry Nights, Wong Kar Wai

Spiderman, Sam Raimi

Ae Fond Kiss, Ken Loach

Eternal sunshine of the spotless mind, Michel Gondry

Harvey Milk, Gus Van Sant

Lost in Translation, Sofia Coppola

The Shining, Stanley Kubrik

Pierrot le Fou, Jean-Luc Godard