J'ai écrit cet article pendant mon Winter break, au fur et à mesure de mes déplacements.
Je suis partie, pour trois semaines plus ou moins, pour un voyage vers le Nord. Une semaine à New-York avec ma mère, géniale, qui ne m’a donné qu’envie d’y retourner pour une plus longue période, et juste pour flâner.
On a fait tous les trucs méga touristy mais les souvenirs que je garderai en particulier seront d’abord notre réveillon du 24 à Chinatown, à manger la plus délicieuse bouffe chinoise avant d’aller se faire faire les ongles en mode mère-fille. Ensuite, notre visite à l’ONU. Totalement cliché mais ça me rappelle le moment où j’étais allée à Paris pour quelques jours pour le concours de Sciences Po : j’en étais revenue avec des étoiles dans les yeux tellement je voulais vivre dans cette ville. Là, c’est pareil. Malgré tout le pragmatisme dont on peut (doit) faire preuve vis-à-vis de l’action de l’institution et malgré le recul qu’il faut prendre, la visiter et saisir la mesure de ce qu’elle représente, ça m’a foutu des étoiles dans les yeux pendant une journée.
Une journée et demie passée avec Tomas. Retrouvailles géniales comme toujours même si au final, on se sera vus chaque mois de ce premier semestre. Comme d’habitude, on n’a rien fait d’autre que déambuler dans les rues et essayer de s’imprégner de l’atmosphère de cette ville extraordinaire.
Après quelques 10h de bus et un nouveau tampon sur mon passeport, je suis à Toronto, chez Adrien. Deux petites journées ultra-chill et reposantes dans une ville que j’ai eu le temps d’apercevoir. Toronto a l’air d’être tout à la fois : il y a pleins de petites maisons trop chou comme de très grands buildings, des quartiers ultra hipsters qui côtoient Korea Town. Je me souviendrai juste que c’est une ville pleine de hippies, et ça me plait.
Du bus, encore, et me voilà à Montréal pour une semaine où j’ai retrouvé plein de potes de Sciences Po. Tellement bon de voir des têtes connues, et surtout qui nous connaissent. C’est un séjour très posé, où on s’est tous retrouvés pour passer le cap du Nouvel An ensemble. Montréal ne se démarque pas vraiment par sa beauté, par contre, c’est une ville calme, ça change.
Ce qui m’a frappé au Canada, ce sont les gens. Ils ne sont pas chaleureux comme les gens du Sud, du moins pas autant, mais ils sont doux, un peu lents, et assez sympas. Ils ont l’air d’être ultra easy sur tout et de se laisser vivre, de jamais se prendre la tête. Et ils ont un accent très drôle.
Le froid était polaire, j’ai un peu hâte de retrouver ma Caroline. Plus que de faire du tourisme, cette semaine est vraiment un instant retrouvailles et ça me confirme ce que je pensais déjà : on apprend à bien connaitre ses amis lorsqu’on les retrouve dans un contexte totalement différent de notre quotidien à tous. Je garderai un souvenir joyeux et un peu cinglé de ces quelques jours ensemble.
Le dernier jour, hier, je suis allée voir une expo géniale : Big Bang au Musée des Beaux Arts de Montréal. C’était un collectif d’artiste dans lequel chacun choisissait une œuvre et la réinterprétait à sa manière. C’est très bon et gratuit, alors si vous êtes dans le coin, foncez. Deux de mes préférées.
Une grande salle aux murs recouverts de street art. Le collectif est Montréalais, il s'appelle En Masse. Les dessins sont très beaux, il y a très peu d'écriture, rien qu'un entremêlement de signes en noir et blanc. Au sol, des poufs et tabourets pour se poser et s'imprégner de la pièce.
Très belle installation de Jean Derome : une vingtaine de tableaux est suspendue sur trois murs. Une ligne de spots lumineux est fixée au plafond. De la musique douce se dégage de la pièce. En fonction des sonorités, la lumière illumine les toiles unes à unes, ou en même temps, ou aucune. J'ai vraiment bien aimé l'alliance du son et de l'image.
Enfin, du bus, à nouveau, pour rejoindre New York où je prends mon dernier vol pour rentrer. J’avais quelques heures de battement alors j’en ai profité pour me rendre au Centre International de la Photographie. Il y avait trois expos : une sur le photodocumentariste danois Peter Sekaer, une sur la commémoration des 10 ans du 11 septembre et la dernière sur les photos de mode du magazine Harper’s Bazaar. Malgré les très beaux clichés, j’ai préféré les photos de mode, et voilà mes deux préférées.
Kate Winslet photographiée par Peter Lindbergh. Cette photo est incroyable car elle se suffit à elle même. Elle n'a besoin d'aucun titre, d'aucune légende, d'aucun commentaire. Le Harper l'avait compris puisqu'à sa parution en une du magazine, aucun texte n'accompagnait l'image. Aucun texte car aucun besoin de texte, tellement cette image parle d'elle-même. Et elle est sublime.
Marc Jacobs entouré de ceux qui l'inspire, par William Klein. Cette photo n'a rien de dingue niveau technique ou imagination mais j'aime juste vraiment beaucoup la composition, les couleurs.
Et là, je suis dans l’avion en direction de Raleigh, ça y est, je rentre de mon winter break, qui a été intense et génial. Je suis dans l’avion, je survole la belle New York, j’ai le soleil dans les yeux, et très honnêtement je me dis juste, putain qu’est-ce que la vie est belle ces temps-ci.
Voilà pour mon récit pas à pas !
Sinon, je vous souhaite à tous une très bonne année 2012. Merci de suivre Minus en Amérique, c’est un kiffe total pour moi d’écrire tout ça et de vous raconter ma vie. Je ne prends pas de résolutions pour moi mais pour Minus : pour le deuxième semestre, j’essayerai de publier moins de gros pâtés d’écriture, mais des articles moins longs, plus anecdotiques, et plus de photos ! Je pensais aussi faire une rubrique « inspirations de la semaine » avec les nombreuses images que j’enregistre sur mon ordi quotidiennement mais qui n’en sortent jamais…
Bisou !




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